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A8 : vitesse réduite à 90 km/h entre Cagnes et Saint-Laurent

Pas d'accord entre Préfecture et Escota pour la mise en place d'un dispositif de régulation dynamique de la vitesse aux heures d'affluence entre Antibes et Nice : à partir d'aujourd'hui, lundi 1er octobre, la vitesse est limitée tout le temps dans les deux sens à 90 km/h (au lieu de 110 km/h) mais seulement sur les 4 kms entre Cagnes-sur-mer et Saint-Laurent du Var, le tronçon le plus encombré.

Attention à votre vitesse si vous prenez l'autoroute A8 entre Nice et Antibes : la limitation entre Cagnes-sur-Mer et Saint-Laurent du Var tombe à 90 km/h aujourd'hui, lundi 1er octobre, contre 110 km/h jusqu'à présent. Le bras de fer engagé entre la Préfecture et Escota autour du financement d'un dispositif de régulation dynamique de la limitation de vitesse aux heures d’affluence sur le tronçon Antibes-Nice-Saint Isidore de l'autoroute A8 s'est soldée par cette mesure : la vitesse autorisée sur l'autoroute passe à 90 km/h tout le temps. Seul bémol apporté : il était question d'imposer cette mesure sur les 19 km de tronçon autoroutier entre Antibes et Nice et finalement, cette limitation se fera sur 4 km, les plus embouteillés entre Cagnes et St-Laurent.

Il y a dix ans déjà, la limitation de vitesse avait été réduite sur l'ensemble de l'A8 dans les Alpes-Maritimes, passant de 130 km à 110 km/h. Ce nouvel abaissement de vitesse, qui vient répondre aux congestions de plus en plus fréquentes de cet axe routier essentiel dans le département, a provoqué la colère des automobilistes. Beaucoup se sont demandés à quoi pouvait servir cette limitation alors qu'en cas d'embouteillage la vitesse est de facto très limitée et qu'en revanche une bonne partie du temps, l'autoroute est dégagée et la limitation va faire perdre du temps (et parfois des points de permis) aux usagers.

La réponse d'Escota tient dans des études de fluidité qui montrent qu'une vitesse de 90 km/h est optimum pour assurer le meilleur écoulement du trafic routier. La limitation à 90 km/h vise donc à éviter au maximum à ce que les embouteillages se forment ou tout au moins à reculer leur formation. Evidemment quand le trafic est fluide ou quand l'embouteillage est formé, la limitation ne sert plus à rien. D'où l'intérêt des dispositifs de régulation dynamique : la limitation de vitesse ne s'applique que lorsque le trafic se densifie et que le risque d'embouteillage approche. Mais ce dispositif à un coût. Qui va payer ? En attendant que la question soit tranchée les usagers tourneront au ralenti. Tout le temps.


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