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Artea Campus Sophia : l'immobilier de la 3ème révolution industrielle

L'Artea Campus Sophia, dont la première pierre a été posée dans la ZAC Saint-Philippe, se distingue entre autres par la mise en place du premier smart grid privé de la région. Les trois bâtiments (6.500 m2 au total) seront équipés chacun d'une centrale photovoltaïque avec un dispositif d'autoconsommation collective permettant de mutualiser l'énergie produite. IBM Lab a déjà signé pour un bâtiment et la filiale Coworkoffice d’Artea installera un espace coworking de 130 postes dans un second bâtiment, le troisième restant à commercialiser.

Comme dans la Métropole Nice Côte d'Azur avec la technopole urbaine de Nice Méridia, l'immobilier de bureau continue de pointer l'avenir à Sophia Antipolis. Un avenir axé sur le contrôle énergétique et le bien-être des occupants. Le Campus Arteaparc, dont la première pierre a été posée la semaine dernière sur la ZAC Saint-Philippe à Biot, tout au bout de l'avenue de Roumanille, en témoigne. Promoteur spécialisé dans les immeubles à énergie positive, Artea a voulu innover pour son premier projet immobilier sur la technopole en mettant en place sur son campus le premier smart grid privé de la région Sud (le promoteur a déjà réalisé sur Nice Méridia l'immeuble The Crown où s'est installé IBM). (Photo DR : un dessin des trois bâtiments qui seront livrés à partir du printemps 2019)

Un dispositif d'autoconsommation collective pour mutualiser l'énergie produite de chacun des trois bâtiments

L'axe bien-être tient, lui, dans une conception architecturale innovante proposant des espaces lumineux avec balcons, terrasses et roof-top, alliée à des prestations de haut niveau. Elle doit permettre aux futurs occupants de bénéficier d’un cadre de travail qualitatif au cœur d’un environnement exceptionnel. A noter, ce n'est vraiment pas courant dans la région en ce qui concerne l'immobilier de bureau, une piscine sur le toit de l'un des bâtiments.

Ce nouveau programme tient en trois bâtiments de deux étages, certifiés HQE, qui totaliseront 6.500 m2. "Il sera doté du premier smart grid privé de la région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur" souligne Philippe Baudry, Pdg d’Artea. Conçu en partenariat avec Enedis et Artesol, filiale d’Artea, ce smart grid va permettre à chaque bâtiment grâce à une centrale photovoltaïque d’environ 300 kW installée en toiture, de produire, de stocker via des batteries et surtout de mutualiser l’énergie produite dans le cadre d’un dispositif d’autoconsommation collective.

En cas de besoin, un relais avec de l'énergie hydroélectrique

Concrètement, "si un bâtiment est en déficit d’alimentation énergétique et un autre présente un surplus, il sera possible de mutualiser l’énergie produite sans en importer de l’extérieur", explique François Roulet, directeur Développement durable d’Artea. "Notre objectif pour ce campus est le triple zéro : zéro énergie fossile, zéro énergie nucléaire, zéro émission de CO2" ajoute-t-il. Et si cette mutualisation ne suffit pas, en cas de besoin, c’est un mix énergétique photovoltaïque et hydroélectrique qui sera mis en place avec le soutien d’Enedis en partenariat avec Artea Dream Energie, autre filiale du groupe, qui exploite une vingtaine de petites centrales hydrauliques.

Ce dispositif d’autoconsommation collective devrait couvrir les besoins des bâtiments. Mais au-delà, l'arrivée des véhicules électriques est déjà prévue. Le système alimentera également des bornes de recharge qui seront installées sur les parkings. La moitié de places en seront équipées, soit un total de 150 bornes à l’horizon 2022 (la livraison de l'ensemble est, quant à elle, prévue en 2019 à partir du deuxième trimestre).

Un bâtiment pour IBM Lab et un second pour un grand espace de co-working

Artea, qui se présente comme l’inventeur d’un nouveau modèle et se positionne comme un acteur engagé de la troisième révolution industrielle, intervient en tant que promoteur et investisseur dans ce programme sophipolitain (un investissement de 20 M€). Pour cela la société a obtenu un soutien financier, à hauteur de 40%, de la Banque des Territoires. Mais, à la pose de la première pierre, le programme est déjà largement commercialisé.

Plusieurs utilisateurs se sont déjà engagés. Ainsi, le Groupe IBM pour l'ex-Ilog devenu IBM Lab (115 personnes) et installé actuellement aux Taissounières dans la technopole, a signé un bail avec Artea pour louer la totalité du bâtiment C soit environ 1 900 m². De la même façon, la filiale Coworkoffice d’Artea louera la totalité du bâtiment A d’une surface de 2.220 m², pour y implanter un espace de coworking d'environ 130 postes avec, cerise sur le gâteau, une piscine sur le toit. Seul le troisième bâtiment est encore à commercialiser.

Pour le promoteur, cette première réalisation à Sophia Antipolis, représentera aussi une véritable vitrine pour d'autres projets sophipolitains. En particulier, la société est candidate pour le projet de ZAC des Trois Moulins (plus de 30.000 m2 de bureaux) qui doit permettre de "signer" l'entrée sud de la technopole. Sa vision de l'avenir de l'immobilier tertiaire ne devrait pas manquer d'être un atout.


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