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Cannes 2011 : La Conquête ou l’irrésistible ascension d’un homme brisé

Film événement du Festival 2011, « La Conquête » a été présenté hier soir à Cannes, hors compétition. En relatant l’irrésistible ascension vers le pouvoir de Nicolas Sarkozy, le film de Xavier Durringer constitue une première dans le cinéma français en traitant d’un Président de la République en exercice en conservant les noms de tous les protagonistes de cette page d’histoire politique contemporaine où, à la lutte impitoyable au sein d’un même camp, se même un drame personnel que traverse Nicolas Sarkozy au moment où il atteint l’objectif de toute une vie.

 

Projection hier soir à Cannes du film événement du Festival 2011 : La Conquête, le premier film du cinéma français traitant d’un Président de la République en exercice. Le film de Xavier Durringer retrace en effet la conquête du pouvoir par Nicolas Sarkozy, depuis le moment où, en 2002, il apprend qu’il ne sera pas nommé Premier ministre par Jacques Chirac, jusqu’au soir de son élection à la Présidence de la République, en mai 2007. Une conquête sans merci avec une impitoyable lutte au sein d’un même clan pour qui les petites phrases sont utilisées comme des revolvers. Sans prétendre à une exactitude parfaite des faits relatés, le film nous fait rentrer dans les coulisses de cette petite équipe qui s’est mise en place autour de Nicolas Sarkozy pour l’aider à conquérir la magistrature suprême dont il rêve depuis 20 ans, et pas seulement en se rasant.

Pourtant, au moment où il atteint l’objectif de toute une vie, Nicolas Sarkozy traverse un drame personnel avec sa rupture avec son ex-épouse Cécilia qui, pendant des années, agissait dans l’ombre pour le guider vers l’Elysée. D’ailleurs, si La Conquête ne nous apprend pas grand-chose sur les événements politiques qui ont rythmé la campagne de Nicolas Sarkozy, le film apporte un éclairage sur l’impact de cette rupture  sur son comportement et sur certaines de ses décisions. Du coup son personnage en ressort plus humain et le film, même s’il pointe certains de ses travers, est loin d’être une charge contre Sarkozy. Un Sarkozy dans lequel s’est parfaitement moulé Denis Podalydès qui, sans tomber dans l’imitation, l’incarne de manière totalement crédible, ce qui permet de prendre du plaisir à regarder ce western politique.     


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