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Cannes 2013 : Le triomphe de La Vie d’Adèle

Triomphe ce soir pour La Vie d’Adèle, le film d’Abdellatif Kechiche qui a remporté la Palme d’Or du Festival de Cannes 2013, avec une mention spéciale pour ses deux formidables actrices ; Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos. Autre actrice française récompensée par le jury présidé par Steven Spielberg, Bérénice Béjo pour son rôle dans le très beau film tourné à Paris par le réalisateur iranien Asghar Farhadi. Le cinéma américain est lui aussi bien présent dans ce palmarès 2013 avec le Grand Prix du Jury attribué aux frères Coen et le Prix d’Interprétation masculine à Bruce Dern.

Abdellatif Kechiche félicité pour sa Palme d'Or par ses deux formidables actrices: Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos (DR)

Présidé par Steven Spielberg, le jury du Festival de Cannes n’a pas déjoué les pronostics et a décerné ce soir la Palme d’Or 2013 au film français d’Abdellatif Kechiche La Vied’Adèle, avec également une mention spéciale pour ses deux formidables actrices : Léa Seydoux et la grande révélation du Festival : Adèle Exarchopoulos. Une récompense méritée pour ce film qui a bouleversé tous les spectateurs avec cette histoire d’amour fusionnelle d’une lycéenne de 17 ans dont la vie va basculer lorsqu’elle croisera le regard d’une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fera découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Réalisateur qui a longtemps vécu à Nice, Abdellatif Kechiche est parvenu magnifiquement à capter la métamorphose de cette adolescente en femme, en montrant son affirmation de soi par le sexe avec des scènes parfois très crues mais très belles visuellement. Une histoire d’amour entre femmes, mais traitée comme n’importe qu’elle autre histoire d’amour sans chercher à délivrer un message.

Bérénice Béjo aussi à la fête

Pour le reste du palmarès, le jury a également couronné Bérénice Béjo pour son rôle dans Le Passé, le très beau film tourné à Paris par le réalisateur iranien Asghar Farhadi. Pour les acteurs, le Prix d’interprétation masculine est revenu à Bruce Dern, très émouvant dans son incarnation d’un vieillard croyant avoir gagné à la loterie dans Nebraska d’Alexander Payne. Le cinéma américain distingué encore avec le Grand Prix du Jury décerné aux frères Coen pour Inside Llewin Davis, une odyssée sombre et mélancolique d’un looser de la folk au tout début des années 60. Spielberg et ses pairs ont également récompensé Tel père, tel fils, une très belle réflexion sur la paternité du cinéaste japonais Hirokazu Kore-Eda, mais aussi le réalisateur mexicain Amat Escalante, Prix de la mise en scène pour Heli, un film assez violent tout comme la société mexicaine confrontée aux cartels de la drogue, ainsi que le réalisateur chinois Jia Zhang-ke, Prix du scénario pour A Touch of Sin, un film qui, au travers de 4 histoires, nous donne un reflet étonnant de la société contemporaine chinoise. Avec ce palmarès sans fautes de goût même s’il comporte quelques petites surprises, Steven Spielberg et son jury se sont mis au diapason de cette édition 2013, assez exceptionnelle de par la qualité d’ensemble des films proposés.      


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