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CASA : l'accession sociale au coeur de la 2ème Journée de l'Habitat

Comment les familles peuvent-elles encore se loger dans un marché immobilier "devenu fou" ? La deuxième journée d'échange pour l'élaboration du PLH (Plan Local d'Habitat) de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis a creusé les pistes de l'accession sociale au logement, explorant notamment celle d'un partenariat avec les investisseurs privés.

 

 Une vue de la salle. 

 

Une deuxième journée d'échange pour la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis) dans l'élaboration de son PLH (Plan Local d'Urbanisme) qui devrait sortir en fin d'année. Elle s'est déroulée lundi au CICA de Sophia Antipolis et a réuni une centaine d'élus et de responsables de l'urbanisme et du logement de la CASA et de ses 16 communes.

Le PLH est un document essentiel d'observation, de définition et de programmation des investissements et des actions en matière de politique du logement à l'échelle d'un territoire. Si l'on en réfère au prix du logement sur la Côte d'Azur et au problème que connaissent les actifs pour se loger, ce document se révèle particulièrement sensible. D'où l'organisation de ces journées de l'habitat. Elles permettent, alors qu'un plan local de l’habitat s’achève et qu'un autre commence, de regarder ce qui a été fait, d’apporter les corrections nécessaires, de retenir les éléments positifs afin de faire en sorte que chacun puisse se loger.

"Un marché immobilier devenu fou"

En ouverture de la réunion, Marc Daunis, sénateur maire de Valbonne, a insisté sur cette situation. Cela fait plusieurs années que nous sommes confrontés à un vrai problème d'accession à la propriété avec "un marché immobilier qui est devenu fou", a-t-il rappelé. Jean Leonetti, président de la CASA et député-maire d'Antibes, a de son côté posé l'équation à résoudre : comment les familles peuvent-elles accéder à la propriété, où même se loger correctement, quand les prix, dans les programmes privés, tournent entre 5.500 et 6.500€ le mètre carré?

La CASA s'est attaqué au problème. En cinq ans, elle a consacré 46 millions d'euros pour le logement de ses habitants. Un budget qui, avec celui des transports, est le plus important de la communauté. Pour trouver un habitat qui puisse à la fois s'inscrire dans la cité et assurer la mixité, une des pistes explorée, est de faire de l'investisseur privé un partenaire du secteur public.

Quatre ateliers autour d'une idée : un habitat accessible à tous

Les quatre ateliers de la journée, centrés autour de l'idée d'un habitat accessible à tous, ont creusé entre autres cette solution d'un appel au partenariat avec le privé. Politique à suivre en faveur de l'accession sociale dans le premier atelier, typologie et complémentarité pour les produits locatifs sociaux et intermédiaire dans le second, mobilisation du parc privé existant pour répondre aux besoins dans le troisième et interventions en faveur du développement durable dans le quatrième : la CASA a continué sa recherche de solutions concrètes qui puissent se mettre en œuvre rapidement.

Des solutions qui ont déjà été appliquées avec succès l'an dernier pour le Parc de l’Estagnol, déjà livré et le programme des Allées Grenadines en cours de réalisation. Des solutions qui sont au cœur également du programme des Maurettes à Villeneuve-Loubet qui vient d'être initié.

Une troisième journée de l'habitat est encore prévue en mai. Un troisième temps fort dans l'élaboration du PLH qui ciblera les publics qui ont le plus de mal à se loger (séniors et personnes en difficulté financière).


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