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Colloquium Morgenstern à Sophia : les simulations informatiques

C'est la rentrée pour le Colloquium Jacques Morgenstern d'Inria Sophia Antipolis. Elle aura lieu demain, vendredi 11 janvier à 11 heures sur le site de Sophia de l'Institut (Amphithéâtre - Bâtiment Kahn) avec une intervention de Franck Varenne (Université de Rouen) sur le thème "An extensionalist analysis of computer simulations". La présentation sera faite en anglais. Elle traite la question de l’essor actuel des simulations intégratives multiéchelles et multiprocessus qui se présente comme un défi pour la philosophie des sciences, ainsi que cela est résumé sur le site d'Inria Sophia.

Quelle est, en effet, la fonction épistémique - ou fonction de connaissance - de telles simulations ? Que cherchent-elles à montrer ? Et sur quelle base ? Sont-elles plutôt de la nature d’un protocole expérimental ou de celle d’une construction théorique ? "Pour apporter ma contribution à ces débats déjà anciens, je suggère d’analyser la manière dont les simulations informatiques utilisent les symboles. À cette fin, j’en présenterai une analyse extensionaliste", explique Franck Varenne.

Ce type d’analyse est issu de la philosophie analytique des symboles. Je l’adapte ici aux simulations. Une telle approche permet d’insister non pas directement sur les langages et sur les modèles mais, de manière plus fine, sur les symboles, sur leurs extensions, et sur leurs diverses manières de référer à des données ou à des théories. Cette approche permet de montrer que, dans une simulation informatique, les chaînes de la référence des symboles sont multiples et de différentes natures, en particulier dans les simulations intégratives.

Ce résultat permet lui-même d’expliquer les raisons pour lesquelles il est désormais douteux de chercher à réduire les fonctions épistémiques de telles simulations aux fonctions classiques que sont celles d’une "expérience", d’une "expérimentation" ou d’un "argument théorique".


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