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Déception avec Cogan – La Mort en douce

Brad Pitt a créé l’événement hier au Festival de Cannes avec son film Cogan – La Mort en douce dans lequel il joue le rôle d’un tueur à gages auquel la mafia fait appel pour liquider 3 petits escrocs qui ont eu l’outrecuidance de venir braquer l’un de leurs tripots clandestins. Si le film est émaillé de quelques bonnes idées, il provoque la déception et l’on se laisse vite gagner par la déprime qui touche la plupart des protagonistes de cette histoire dans cette Amérique rongée par la crise.

 

Brad Pitt en tueur à gages dans "Cogan - La Mort en douce 'd'Andrew Dominik

Si c’est la première fois que le réalisateur australien Andrew Dominik montait les marches du Festival de Cannes, hier avec Cogan – La Mort en douce, il n’en n’est pas de même pour son acteur principal Brad Pitt qui est régulièrement présent sur La Croisette depuis quelques années, souvent avec des films qui créèrent l’événement comme The Tree of life de Terence Malick, Palme d’Or l’an dernier, Inglourious Basterds de Quentin Tarantino en 2009 ou Babel d’Alejandro Gonzalez Inarritu en 2006. Cette année, Brad Pitt ne se contente pas de jouer le rôle principal de Cogan – La Mort en douce, mais il en est également le producteur sans lequel ce film n’aurait pu voir le jour. Il incarne le rôle d’un tueur à gages auquel fait appel la mafia pour liquider 3 voleurs à la petite semaine qui viennent de braquer un tripot clandestin. S’il ne tarde pas à retrouver la trace des malfrats, la situation va peu à peu dégénérer entre des commanditaires indécis qui mégotent sur le prix à payer, et des assassins fatigués qui veulent que leurs meurtres soient une expérience aussi peu douloureuse que possible.

Entre déprime et déception

Si certaines scènes chocs valent le coup d’œil, on ne tardent pas à se laisser gagner par la déprime qui touche la plupart des protagonistes de cette histoire, dans cette Amérique rongée par la crise avec en toile de fond les affrontements verbaux entre Georges W Bush en fin de règne et Barack Obama en pleine campagne électorale. Ce sentiment de déprime est accentué par des personnages qui ne savent pas se taire et son carrément trop bavards. Le film est donc une déception, surtout lorsque l’on fait la comparaison avec le cinéma de Tarantino ou des frères Coen, autrement percutant.  Une déception qu’il ne faut peut-être pas trop crier sur les toits, de peur que des tueurs à gages ne rappliquent pour nous régler notre compte.


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