ShareThis

E-motion grand format à la Fondation Maeght

Jusqu’au 17 mars, La Fondation Maeght accueille l’exposition E-motion qui présente 70 œuvres, dont plusieurs ensembles de grand format, choisies par les 450 de la collection de Bernard Massini. Rencontre avec ce neurochirurgien niçois pour évoquer le bonheur que lui procure cette exposition dans ce lieu magique où il a fait ses premiers pas dans l’art. Un bonheur qu’il partage avec les artistes qu’il défend depuis près de 40 ans et au contact desquels il a constitué une collection cohérente qui pose, à travers la personne humaine mais aussi la littérature, l’histoire et parfois l’actualité, la question de la représentation de nos identités.

Leon Golub, 2 Black Men, 1980

Poursuivant une politique visant à montrer régulièrement au public les collections privées les plus intéressantes de notre époque, la Fondation Maeght accueille depuis hier et jusqu’au 17 mars à Saint-Paul de Vence, l’exposition E-motion qui présente 70 œuvres, dont plusieurs ensembles de grand format, choisies par les 450 de la collection de Bernard Massini, un neurochirurgien niçois qui, depuis près de 40 ans, défend une quarantaine d’artistes, jeunes ou très confirmés, parmi les plus talentueux de la scène contemporaine nationale et internationale. 

Sans s’en rendre forcément compte au départ, il a constitué au fil des ans, par paliers et un peu comme une mosaïque, une collection majeure qui pose, à travers la personne humaine mais aussi la littérature, l’histoire et parfois l’actualité, la question de la représentation de nos identités. Le parcours de l’exposition s’articule en une dizaine d’espaces qui sont autant de questions posées à la sensibilité comme à la raison humaine : la souffrance, l’intimité, la guerre, le désir, l’attente, la religion, le pouvoir, le silence, la métaphysique.

Bernard Massini, un collectionneur heureux

Pour Bernard Massini qui aime l’idée que les œuvres puissent voyager et être montrées afin qu’elles ne soient pas soustraites au regard des spectateurs, voir la Fondation Maeght, qui est à ses yeux un lieu absolument magique dans lequel il a de surcroît fait ses premiers pas dans l’Art, le comble de joie, non seulement pour lui-même, mais surtout pour les artistes qu’il défend et qui vont désormais pouvoir s’inscrire dans l’histoire prestigieuse de la Fondation. Des artistes dont la relation de confiance qu’il a nouée avec eux a nourri son parcours artistique commencé à l’âge de 20 ans lorsqu’il fit l’acquisition de son premier tableau Les Pommes d’Emile Marzé. 

Si Bernard Massini est aujourd’hui un collectionneur heureux, les œuvres qu’il possède ne respirent pas le bonheur, mais sont plutôt marquées par la souffrance, notamment dans les tableaux de Denis Castellas  ou Alun Williams. Souvent traitée en grand format, la guerre et la question du génocide sont également très présents même si ils sont traités de manière très différente par Assan Smati et ses Pink Flamingos, qui évoque le génocide rwandais, ou par Ronald Ophuis qui s’inspire du massacre de Srebrenica. Une œuvre que l’artiste néerlandais a mis plus d’un an à réaliser, ce qui n’est rien comparée aux dix ans mis par Assan Smati pour peindre L’hallali d’Ali dans lequel le peintre se met en scène en Mohamed Ali à qui les chiens arrachent par lambeaux des morceaux d’humanité. Mais si les œuvres de sa collection sont souvent marquées par la tragédie humaine, Bernard Massini  est un collectionneur heureux car il estime que les œuvres exposées à la Fondation Maeght montrent aussi que l’homme est capable de dépasser cette tragédie pour construire un monde meilleur.


ShareThis

Publier un nouveau commentaire

  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.

Plus d'informations sur les options de formatage

Image CAPTCHA
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011