ShareThis

French Tech 120 : pour Cédric O, il n'y a pas que le NEXT 40

Il avait été reproché un choix trop parisien au NEXT 40, l'opération destinée à mener les plus belles start-ups jusqu'au CAC 40. French Tech 120, le nouveau programme d'accompagnement lancé hier par Cédric O, secrétaire d'Etat au numérique, ouvre la porte plus largement au territoire avec au minimum deux start-ups retenues par région. Les Capitales French Tech sont appelées à y jouer un rôle clé.

"La French Tech, ce n’est pas que le Next40. Celui-ci n’est que le résultat d’un élan entrepreneurial qui a conquis toute la France, accompagné par les acteurs locaux. Pour faire émerger plusieurs dizaines de leaders technologiques de rang mondial, nous devons ainsi accompagner les start-ups dans tous les territoires", a rappelé hier Cédric O, secrétaire d'Etat au numérique, en lançant à Rennes, le nouveau programme d'accompagnement national French Tech 120. (Photo Webtime medias : Cédric O -à droite- en compagnie de David Gurlé, lors de la visite de la "licorne" Symphony à Sophia Antipolis).

Deux start-up au minimum par Région

Annoncées en septembre dernier par le président de la République, les noms des 40 start-ups choisies pour le NEXT 40 avaient été jugés en effet bien trop parisiens. Dans le futur French Tech 120, les 40 sociétés de cette première fournée d'excellence seront rejointes par 80 jeunes pousses aux racines beaucoup plus régionales. C'est ce qui est recherché par l'appel à candidatures. Ouvert hier mercredi 23 octobre jusqu'au 29 novembre prochain, les critères de sélection, tout en respectant le niveau d'excellence demandé, visent à assurer une sélection des talents plus large sur l'ensemble du territoire.

Pour postuler, les start-ups devront avoir moins de 15 ans d'existence, un siège social en France, ne pas avoir été rachetées. Deux éléments majeurs contribueront au choix : le poids des levées de fonds qu'elles auront réussie; leur "hyper croissance" (montant de chiffre d’affaires et sa croissance). Concrètement, les critères d’éligibilité du FT120 sont fondés sur ceux de l’ancien Pass French Tech mais ont été durcis afin de prendre en compte la maturité grandissante de l’écosystème et l’ambition d’excellence que porte l'opération.

D'autre part, alors que pour le NEXT 40 la sélection avait été jugée trop parisienne, pour le "French Tech 120", la porte est ouverte à l'ensemble des régions françaises. Ainsi, deux start-ups minimum seront sélectionnées par région (Outre-mer inclus) : ce seront les deux meilleurs start-up régionales suivant les critères d’éligibilité (une sur la base de la levée de fonds et une sur la base des critères d’hyper-croissance). Les Capitales et Communautés French Tech ainsi que les anciens opérateurs du Pass French Tech sont invités à proposer les candidatures des meilleures start-ups de leurs écosystèmes.

Le déploiement du programme French Tech Central

Dans l'objectif d'accompagner toutes les start-ups pour faire émerger des leaders technologiques dans tous les territoires une autre annonce a été faite par Cédric O : le déploiement du programme French Tech Central. Il s'agit d'un accompagnement de proximité chargé de répondre aux besoins des écosystèmes territoriaux. French Tech Central assurera un soutien local par les services de l’État, destiné à toutes les start-ups, au sein des lieux totem des Capitales French Tech afin d’identifier leurs besoins spécifiques et de déployer une réponse coordonnée entre acteurs publics.

Le socle de services publics communs à chaque Capitale French Tech sera complété d’une offre d’accompagnement portée par les Capitales, en lien avec les acteurs locaux, à destination d’une sélection de start-ups, notamment en partenariat avec les anciens opérateurs du Pass French Tech. Celles-ci bénéficieront d’une promotion nationale. Parallèlement sera créé un conseil national des Capitales et Communautés French Tech. "Instance de concertation et de co-construction des programmes à destination des écosystèmes territoriaux, il réunira des représentants des Capitales et des Communautés French Tech, et comportera au moins 35 % de femmes", est-il précisé.

Le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Cédric O, réunira ce conseil au moins une fois par trimestre. Sa première mission sera de co-construire d’ici la fin de l’année le programme French Tech Central. Autant d'annonces qui intéressent la Côte d'Azur, qui fait partie des 13 "Capitale French Tech" labellisées en avril dernier.


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011