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Galderma Sophia : 4 "repreneurs" pour 300 emplois maintenus

A quelques mois de la fermeture du site de R&D en dermatologie de Sophia Antipolis (550 emplois), la direction de Nestlé Skin Health a fait un point d'étape sur le dossier de "reprise". Quatre "repreneurs", présentés aujourd'hui devant le Comité d'Entreprise et les salariés, permettraient le maintien d'au moins 300 postes sur la technopole, tandis que près de 150 salariés ont pris le plan de départ "volontaire" et qu'une trentaine à peine (sur cent prévus) a choisi de rejoindre Lausanne.

Dans la "sortie" du douloureux dossier Galderma à Sophia Antipolis, un point d'étape vient d'être fait à la fois devant le CE (Comité d'entreprise) et les salariés de ce qui était le plus grand centre européen de Recherche et Développement en dermatologie. Nestlé Skin Health, qui avait annoncé en septembre 2017 son intention de fermer le site d'ici un an (donc en septembre 2018) a présenté ainsi ses avancées concernant le maintien de l'emploi des 550 salariés de Galderma Sophia et l'avenir du site sophipolitain. Selon Sébastien Cros, directeur de la communication de Galderma et porte-parole de la direction, ces avancées vont au-delà de ce qui avait pu être initialement envisagé.

Au moins 300 postes seraient repris

Ainsi, la direction a fait part aux salariés de 4 offres de quatre repreneurs différents, offres qui permettraient dans leur ensemble de maintenir au moins 300 postes sur le site de la technopole (elles ont encore pour être mises en œuvre à obtenir l'aval des salariés). Initialement, cette partie de reprise des équipes opérationnelles visait à sauver au moins 150 emplois et restait "virtuelle" tant que des propositions concrètes n'étaient pas formulées.

Pour mémoire, sur les 550 emplois supprimés d'un trait, 300 emplois faisaient l'objet d'un plan de départ "volontaire", 150 pouvaient bénéficier de la recherche de repreneurs, tandis que 100 salariés pouvaient rejoindre les équipes de Nestlé Skin Health en Suisse, dans la région de Lausanne. Dans les faits, à aujourd'hui, près de 150 salariés sont partis "volontairement" (beaucoup ont déjà retrouvé d'autres postes), une trentaine (sur 100 postes proposés) a accepté l'offre d'intégration en Suisse et une quarantaine de personnes s'est inscrite dans une démarche de retraite ou de reconversion professionnelle. Selon les décomptes des chiffres avancés par la direction, les 330 personnes restantes pourraient entrer dans le plan de reprise des quatre repreneurs présentés aujourd'hui aux salariés.

Les quatre repreneurs présentés par la direction

Sans dévoiler leur nom, Sébastien Cros en a dit un peu plus sur ces repreneurs. "Il s'agit de quatre offres de reprises par des sociétés que nous connaissons, qui sont sérieuses et pérennes. Trois offres viennent de sociétés prestataires et innovantes des domaines de la dermatologie et de la cosmétique et qui ont besoin de l'expertise des équipes de Sophia pour se développer. L'une est un grand groupe américain, la seconde est allemande et la troisième est française. Elles ont des tailles et des focus qui sont complémentaires, ce qui permet de proposer des postes sur l'ensemble des plateformes techniques du site (bloc chimie, blocs réglementaire, clinique, gestion projet, support, etc.)."

Toutes les parties analytiques seront couvertes à travers ces différentes sociétés. C'est une complémentarité qui est clé de la proposition. Nous signerons un partenariat de prestation pluriannuel avec elles. La quatrième offre est liée à des services généraux sur le site."

"Reste encore une petite partie de "spin off", des salariés qui veulent lancer une entreprise. Cela concerne une quinzaine de personnes. Nous avançons également sur le volet bioparc sur lequel sont intéressés la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis) et la CCI Nice Côte d'Azur. Autant de solutions que nous présentons aujourd'hui à l'avis du CE de Galderma et des salariés, solutions qui sont le fruit du travail que nous avons mené avec le cabinet AEC Partners et avec les institutions locales (services de l'Etat, CCI, Team Côte d'Azur, etc.) dans le but de proposer une solution et un accompagnement à tout le monde," conclut Sébastien Cros.


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