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Il réclame 351 M€ à la France pour avoir été écarté du trône de Monaco

Il réclame 351 millions d'euros à la France pour avoir été écarté injustement de la succession au trône de Monaco. Le comte Louis de Causans, 44 ans, descendant d’Honoré III de Monaco qui régna sur la principauté de Monaco de 1733 à 1793, attaque en effet l'État français, responsable selon lui de la modification des règles de succession de la Principauté de Monaco qui ont conduit sa famille à être écartée de la couronne. L'affaire qu'a dévoilé Leparisien.fr, remonte à un siècle, à la fin de la première guerre mondiale, à l'époque d'Albert 1er dont Louis II était le prince héritier.

Selon les règles de succession en vigueur depuis le 15ème siècle, le prince héritier étant célibataire et sans descendance légitime, le pouvoir aurait dû être accordé au second rameau, en l’occurrence à son cousin Guillaume II de Wurtemberg-Urach. Mais pour la France, qu’un Allemand règne sur Monaco, à l'issue de la Première Guerre mondiale, "c’était tout simplement inacceptable", analyse Me Jean-Marc Descoubès, l’avocat de Louis de Causans, cité par Leparisien.fr. Sous la menace d'une annexion, Monaco a donc dû modifier les règles de succession pour permettre à une fille naturelle de Louis II, Charlotte Louvet, d'être adoptée et de devenir en 1922, "princesse héréditaire", contraignant la branche allemande à renoncer au trône en 1924. Ainsi, en 1949, au décès de Louis II, c'est Rainier III, le fils aîné de Charlotte qui prend la succession.

Pour Louis de Causans, le prince Albert II ne peut rien à tout ça (ce dernier a d'ailleurs levé l'interdiction de séjour des de Causans à Monaco prise il y a près d'un siècle) mais c'est l'Etat français qui en est responsable. D'où l'introduction début juillet d'une procédure pour "responsabilité sans faute" de l'Etat et cette somme colossale de dédommagement réclamée "à la hauteur du préjudice subi", selon l'avocat.


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