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Il sera comme à la maison, le 5 mars à Cannes : l’interview de Richard Gotainer

Richard Gotainer sera samedi sur la scène du théâtre La Licorne à La Bocca avec son nouveau spectacle intitulé « Comme à la maison ». L’occasion de rencontrer ce zigoto notoire, auteur dans les années 80, d’énormes tubes comme « Primitif », « Le Sampa » ou « Le Mambo du décalco », qui repart à la rencontre de son public en jouant la carte de la proximité.

 

Vous serez à La Bocca le 5 mars, un peu comme à la maison dans une sorte de Rock cabaret à la sauce Gotainer ?

Oui, on sera dans un décor de salon très chaleureux, où je suis avec mes potes. C’est comme si l’on recevait les spectateurs chez nous. Sans pour autant faire l’impasse sur celles qu’ils veulent entendre, on leur chante des chansons qui ne sont pas forcément attendues dont quelques unes que je n’avais jamais interprétées sur scène. Cela fait faire un voyage aux spectateurs qui font un peu du yo-yo entre des trucs très bucoliques, voire dramatiques, et d’autres très rigolos.

Est-ce que vous abordez des thèmes particuliers au cours de ce spectacle ?

Certaines chansons comme « Rupture de stock » ont une connotation écolo engagée, mais je n’ai pas fait ce spectacle pour faire passer des messages spécifiques. C’est avant tout un spectacle de divertissement où il y a des choses à glaner sur la vie, sur l’amour, mais je ne suis pas un donneur de leçons. S’il y a des leçons à prendre, il faut que les gens les prennent d’eux-mêmes.

Sur le plan musical, il y a une évolution, notamment sur les reprises de vos grands succès ?

Complètement, on s’est totalement écarté de la musique des années 80 pour faire de la musique actuelle. Comme je voulais faire un spectacle léger avec seulement 4 musiciens et une choriste, pour partir facilement en tournée, on a été obligé de repenser toutes les orchestrations. Mais finalement cela n’a pas été trop dur car, grâce notamment au travail de Claude Engel, les mélodies de mes chansons sont assez formidables et n’ont pas pris une ride.

Ce spectacle qui ne nécessite pas de gros moyens, vous permet de faire plus de petites salles et d’avoir une plus grande proximité avec le public ?

C’était le but recherché et c’est ce à quoi on arrive. Ce n’est pas que  je déteste les grandes salles, mais là par exemple, on va être à Cannes le 5 mars dans une salle de 700 places. C’est l’idéal parce qu’on est à la fois entre nous, mais il y a quand même suffisamment de monde pour que cela fasse un peu de pétard.

Le grand public vous a quand même un peu perdu de vue. A quoi cela est dû ?

C’est vrai que je passe moins à la télévision et c’est sûr aussi que je ne me précipite pas pour sortir un album tous les ans ou tous les deux ans. Je vais à mon rythme et tant pis si cela prend parfois un peu de temps parce que l’idée ce n’est pas de faire vite, mais de faire bien tout en s’amusant.

La chanson n’était pas votre premier métier, au départ, vous venez plutôt de la pub ?

Oui, même si, à la base, je ne suis pas plus publicitaire que chanteur. Je serais plutôt un fantaisiste qui a utilisé les opportunités qui se sont présentées devant lui. Au départ, je voulais faire Poiret et Serrault. Rien ne laisser penser que je ferais de la pub, et puis un jour la vie m’a amené à faire cela et j’ai trouvé ça très rigolo car c’est un terrain où l’on peut faire beaucoup de créations. De là, j’ai commencé à faire des chansons publicitaires, puis pour certaines qui ne se sont pas vendues, j’en ai fait des chansons et d’un seul coup, je me suis retrouvé chanteur.


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