Publié le 6 février, 2012 - 19:33 par Christiane Navas - Vu 243 fois
L’année 2011 fera partie des bons crus sur le marché azuréen de l’immobilier de bureaux selon les derniers chiffres publiés par le baromètre BNP Real Estate. Quelque 68 300 m2 ont été placés contre 53 000 m2 en 2010. « Nous avons retrouvé le niveau de transactions de 2007, avant la crise économique » constate Renaud Savignard, directeur de l’agence azuréenne, ce qui permet aux Alpes-Maritimes de passer de la treizième place (2010) à la huitième place en 2011 dans le classement régional des transactions sur le marché des bureaux en France.
Nice se taille la part du lion avec 35 700 m2 alors que Sophia Antipolis n’affiche que 17 700 m2 et les autres secteurs du département, 14 800 m2. Une vraie rupture car d’une année sur l’autre jusqu’ici près de la moitié des transactions étaient enregistrées sur la technopole. La capitale azuréenne a, il est vrai, bénéficié d’un effet de rattrapage avec plusieurs grosses transactions réalisées à 85% avec le secteur public.
Sophia Antipolis n’est pour autant pas en perte de vitesse, selon Renaud Savignard. Si l’on s’en tient au nombre d’opérations à mettre au compte des acteurs privés, avec 88 opérations contre seulement 41 pour le secteur niçois, la technopole l’emporte largement. Mais ces opérations portent essentiellement sur des surfaces inférieures à 250 m2, une tendance forte qui caractérise le marché sophipolitain des bureaux.
Un stock historiquement bas dans le neuf
Le stock sur l’ensemble du département atteignait à fin 2011, 129 500 m2 répartis entre Nice 31 100 m2, Sophia Antipolis 66 000 m2 et les autres secteurs, 32 400 m2. Mais ce stock est composé pour l’essentiel de locaux de seconde main. Les bureaux neufs disponibles ne dépassent pas aujourd’hui 14 000 m2, un seuil très bas représentant moins d’un an de commercialisation.
Le niveau des loyers, autour de 195 € du m2 contre 175 € du m2 dans l’ancien n’a pas enregistré de baisse marquée en 2011. Enfin, la demande, en 2012, devrait rester orientée à la baisse. BNP Real Estate anticipe un recul des transactions de l’ordre de 10% sur le marché régional des bureaux en France.
Christiane Navas
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Sophia
Merci pour cet article. Je me permets de préciser qu'avec 17 000 m² exclusivement placés auprès d'entreprises, Sophia devance largement Nice également sur ce critère - et donc pas seulement en nombre d'opérations. En matière de création de valeur, d'emplois non publics, Sophia occupe donc une place de locomotive qui mériterait plus d'égards. On peut donc s'étonner de sa discrétion, voire de sa disparition de la communication économique du département, aujourd'hui focalisée sur la seule métropole niçoise (voir l'absence de Sophia au SIMI, par exemple). Et de la position de concurrente que cette dernière adopte dorénavant clairement, ce qui est nouveau, et n'est guère positif vis-a-vis de l'extérieur. Nice et Sophia sont pourtant complémentaires, et s'étaient jusque là développées en bonne intelligence. Face à cette récente volonté d'hégémonie niçoise, il y là un enjeu fort de gouvernance, de moyens et de communication pour Sophia et la CASA.
Renaud Savignard
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