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Incubateur Paca-Est : une nouvelle page ouverte

Mise en place de la chaîne de l'innovation à Sophia Antipolis, priorité française réaffirmée pour l'innovation : le contexte est porteur pour l'Incubateur Paca-Est qui, présidé par Gérard Giraudon, renforce son objectif de faire émerger des entreprises de plus de 20 salariés en axant les projets sur l'international dès le départ.

Une nouvelle page s'est ouverte pour l'Incubateur Paca-Est. D'abord le cap est mis sur la création d'entreprises innovantes dans la technopole avec la mise en place de nouveaux "outils". Ainsi, la chaîne de l'innovation s'est enfin déployée à Sophia Antipolis. Ouvert à la mi-2012, le Business Pôle de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis regroupe les incubateurs, la pépinière, les services d'accompagnement de la CCI et un espace de co-working ainsi que des représentants des pôles de compétitivité. Un Business Pôle qui permet de passer du projet au développement d'entreprises innovantes en synergie avec les laboratoires et les grandes écoles sophipolitaines.

D'autre part, créée l'an dernier, la SATT Sud Est (Société d'accélération du Transfert de Technologie) centrée sur la maturation et le transfert de technologies issue de ses actionnaires, a lancé ses premières opérations.

Autre élément au niveau national : le récent rapport Beylat-Tambourin, commandité par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement Supérieur, reconnait l'innovation comme une priorité pour la France et réaffirme de nouvelles ambitions pour la recherche publique en matière de créations d'entreprises innovantes porteuses d'emplois. Le contexte est aussi plus que jamais porteur pour l'Incubateur Paca-Est qui, lancé en avril 2001 sur les Alpes-Maritimes et le Var, avait fêté ses 100 projets lors de son dixième anniversaire (il en est aujourd'hui à plus de 120 projets et près de 100 entreprises créées peès de 600 emplois induits).

Faire émerger des entreprises de plus de 20 salariés

L'Incubateur PACA Est est paré pour cette nouvelle donne. Parmi les objectifs qui ont été renforcés, vient en première place l'émergence d'entreprises de plus de 20 salariés. Il s'agit de réussir à percer ce que certains ont appelé le "plafond de verre" des start-ups. Plusieurs start-ups incubées par Paca-Est y sont déjà arrivées et ont été depuis rachetées : Lumilog par Saint-Gobain, Seemage par Dassault Systemes, Open Plug par Alcatel-Lucent, Senseor par Wika). D'autres sont toujours en activité comme VU Log, Insight SIP, eCoat ou Webinterpret. Un mouvement qui doit être accéléré.

Que faire pour transformer des projets en entreprises porteuses de création d'emplois ? C'est la question à laquelle a cherché à répondre Gérard Giraudon, président de l'incubateur Paca-Est et par ailleurs directeur du centre de recherche Inria Sophia. "Le premier challenge, c'est de constituer une bonne équipe. Elle doit assurer une mixité entre compétences techniques et business, hommes et femmes, français et étrangers. Le succès du projet tient dans la diversité de ceux qui le mettront en oeuvre. Des équipes composées uniquement de techniciens, aussi bon soient-ils, ou de seuls commerciaux ont moins de chance de réussir."

Deuxième challenge : viser un marché international dès le début. Ce qui aboutit souvent à une situation paradoxale lors de la recherche du premier client, autre élément essentiel dans la montée d'une start-up : il faut en effet trouver ce premier client en local pour mettre au point un produit destiné à l'international, compte tenu qu'il souvent très difficile, en termes de logistique, de réaliser cette phase avec un client à Boston ou à Hong Kong.

Constitution de l'équipe, orientation internationale dès le départ, recherche du premier client puis du premier financement (mission quasi impossible de trouver les financements, s'il n'y a pas de premiers clients et si l'on ne sait pas bien comment aller à l'international) : ce sont principalement sur ces points que porte l'aide de l'incubateur et que seront de plus en plus orientés les efforts.

Les nouvelles orientations de l'incubateur

Dans cette nouvelle page de l'Incubateur Paca-Est, s'inscrivent aussi plusieurs changements intervenus depuis moins d'un an. Le premier, c'est l'ouverture au milieu étudiant. Elle suit le lancement en 2012 des plans d'entrepreneuriat étudiant. "L'incubateur a désormais également une mission de sensibilisation à la création d'entreprise dans le milieu étudiant", notre André Labat, son directeur.

"Cela va jusqu'à l'accompagnement et le coaching d'étudiants de l'Université Nice Sophia Antipolis et de SKEMA. L'université ou l'école assurent la formation des étudiants et les hébergements des projets, tandis que l'incubateur se charge du coaching des projets. En retour, des étudiants de SKEMA peuvent aider voire rejoindre des projets comme cela a été le cas récemment pour le projet Whoog qui a ainsi recruté son premier commercial."

Autre orientation : le développement des aides sectorielles. L'Incubateur PACA Est a tissé depuis des années des liens avec l'industrie spatiale et son pôle de référence, le Pôle Pégase. C'est d'ailleurs l'incubateur qui organise aujourd'hui le challenge Galileo Master Régional Nice Sophia Antipolis et accompagne des lauréats (VU Log, Robocortex, Quake Share, Whoog…). Une collaboration qui sera plus poussée. L'Incubateur Paca-Est bénéficiera d'aides spécifiques avec l'ESA (Agence Spatiale Européenne) pour accompagner des projets liés à l'usage des technologies spatiales comme la géolocalisation, l'utilisation d'images satellitaires, etc.. La même démarche est menée dans le domaine des éco-technologies à partir du projet européen ENERGEIA (Energy Enterprise Generation in the Med Area) sur des financements de l'Europe.

La troisième nouveauté est liée à l'international. Pour aider les projets incubés à monter à l'international, un partenariat a été monté avec l'IAE (Institut d'Administration des Entreprises) de Nice et son Master MIB (Management in International Business) pour lequel les étudiants passent 6 mois à Nice et 6 autres aux Etats-Unis. Des étudiants qui, ainsi, peuvent aider concrètement à résoudre ce paradoxe d'un premier développement de produits en local pour un marché international.

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