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Intel Mobile Communication Sophia : les salariés cherchent repreneurs

Alors que s'ouvrent les négociations autour du Plan social du centre de recherche et développement d'Intel de Sophia Antipolis (360 personnes), négociations menant à une fermeture à partir du début 2017, le syndicat CFE-CGC, lance un appel à repreneurs à toutes les sociétés qui "portent un intérêt à l'innovation en électronique."

Dans la technopole, c'était le grand coup de massue du début de l'été : le géant Intel annonçait la fermeture de tous ces centres de recherche et développement en France, dont celui de Sophia Antipolis, le plus important avec 360 salariés (sans compter les sous-traitants). Une fermeture qui a causé un véritable choc chez les 750 salariés des cinq centres de recherche français (Sophia, Toulouse, Aix-en-Provence, Montpellier et Nantes), sites placés sur le créneau des communications mobiles. Cette sombre perspective ouverte au début de l'été se concrétise tout particulièrement aujourd'hui alors que débutent à Sophia les négociations sur le plan social qui doit conduire à la fermeture des cinq sites.

Les salariés avaient déjà réagi au tout début juillet à l'annonce de la fermeture. Ainsi, les élus CFE CGC, seul syndicat représentatif chez Intel, avaient rappelé dans un communiqué du 4 juillet "que ce n’est ni le coût, ni l’expertise, ou la productivité de nos ingénieurs, comme on peut l’entendre, qui en est la cause. Grace aux subventions et au CIR, nos ingénieurs qui font l’excellence de ces métiers, ont le coût salarial le plus faible d’Europe et de l’Occident".

Intel Mobile Communication à Sophia Antipolis regroupe aussi des blocs de compétences exceptionnels dans un domaine de la mobilité plus que jamais porteur. Aussi, à l'ouverture des négociations sur les indemnités et l'accompagnement, le syndicat CFE-CGC a-t-il décidé de lancer un appel à repreneurs. Dans un communiqué, repris par France3 Côte d'Azur, Mustapha Aqachmar, délégué CFE-CGC, note que cet appel a été lancé particulièrement en direction de "toutes les sociétés qui portent un intérêt à l'innovation en électronique, les mémoires, les objets connectés, la téléphonie, le développement de logiciels embarqués, etc".

Il s'agit d'éviter que les ingénieurs français ne partent à l'étranger alors que la fermeture est imminente : l'entreprise a notifié la fermeture aux salariés "pour mi-janvier, tout en leur proposant de rester contre une prime jusqu'en septembre 2017" selon le délégué syndical cité par France3. Cette formule de reprise par blocs de compétences, une partie des ingénieurs d'Intel Sophia la connait d'ailleurs déjà bien pour l'avoir expérimentée. Certains en effet se trouvaient chez Texas Instruments Villeneuve-Loubet qui a fermé en 2013. Des unités ont alors été reprises par Samsung, puis ensuite par Intel quand le Coréen est parti de France fin 2014. Pour certains cadres, ainsi, il s'agit aujourd'hui du troisième PSE auquel ils sont confrontés!


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