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Jazz à Juan 2017 dévoile sa programmation

La programmation de l’édition 2017 de Jazz à Juan, qui se déroulera du 14 au 23 juillet a été dévoilée jeudi soir. Comme d’habitude, les grands noms du Jazz seront au rendez-vous dans la mythique Pinède Gould, à l’image de Wayne Shorter, Archie Shepp ou Buddy Guy. Le Festival sera également marqué par des concerts évènements aux frontières du jazz comme ceux donnés par Sting, Jamie Cullum ou Tom Jones.

Même s’il fût la première manifestation de la Côte d’Azur à redémarrer à la suite de l’attentat du 14 juillet à Nice, Jazz à Juan a vu plusieurs de ses concerts annulés l’an dernier. Fidèle à ses engagements et à la volonté de certains artistes de revenir sur la Côte d’Azur pour manifester leur soutien, Jean-René Palacio, le Directeur artistique du festival, a tenu à reprogrammer cette année quelques-unes des stars qui n’avaient pu se produire comme prévu l’été dernier. Ainsi, Gregory Porter, Johnny Gallagher, Buddy Guy et Archie Shepp seront au rendez-vous de cette édition 2017.

Les grands noms du Jazz toujours présents

Avec Buddy Guy (le 16 juillet), légende vivante de la grande période du blues électrique, mais surtout Archie Shepp (le 21 juillet), considéré comme l’un des plus grands saxophonistes de l’histoire du jazz au même titre que Sonny Rollins ou John Coltrane avec lequel il a longtemps collaboré, les grands noms du jazz seront une nouvelle fois fidèles au rendez-vous de Jazz à Juan.  Autre légende de la « Blue note », Wayne Shorter sera également sur la scène de la pinède le 18 juillet. Saxophoniste légendaire des Jazz Messengers, puis grand manitou de Weather Report, Wayne Shorter est sans doute l’un des plus grands compositeurs de jazz, tout en appartenant à l’aristocratie des improvisateurs. Avec lui le jazz est un mouvement perpétuel, brassant furieusement les idées, les concepts et les innovations. De quoi faire souvent figure d’avant-gardiste comme lorsqu’il assura la transition entre le « hard-bop » et le « free jazz » en devenir.

Des concerts événements aux frontières du Jazz

Jazz à Juan 2017 sera également marqué par quelques concerts événements aux frontières du jazz et en premier lieu celui de Sting (le 20 juillet). Depuis qu’il mène une carrière en solo, l’ex leader emblématique du groupe The Police n’hésite pas à multiplier les expériences musicales qui l’ont parfois amené à côtoyer l’univers du jazz. La Pinède Gould accueillera cet été la tournée qui suit la sortie en novembre dernier, à la veille de son concert mémorable à Paris pour la réouverture du Bataclan, de son 12ème album solo « 57th & 9th ». Un album qui, même s’il marque un retour aux sources du rock pour Sting, représente bien la diversité des styles et des compositions du musicien qui apparait au meilleur de sa forme. Un concert à ne pas manquer, d’autant plus qu’il sera précédé de la prestation de la pianiste japonaise Hiromi dont le jeu éminemment spectaculaire avait ébloui les spectateurs lors de son précédent passage à Juan en 2013.

L’autre concert événement sera celui de Jamie Cullum (le 22 juillet) qui est presque un habitué de Jazz à Juan où il s’est déjà produit à 4 reprises. Ce pianiste et chanteur, qui a vendu plus de 10 millions d’albums à travers le monde, n’a pas son pareil pour mélanger subtilité du jazz et évidence de la pop, mais aussi pour fédérer les genres en abattant ces cloisons parfois obsolètes qui restreignent notre univers musical. Pour ne rien gâcher, ses concerts constituent de véritables shows qui déclenchent l’enthousiasme d’un large public. 

Les grandes et belles voix à l’honneur

Outre la voix chaude et rauque de Jamie Cullum, d’autres belles voix seront à l’honneur lors de cette 57ème édition. Celle tout d’abord de Tom Jones (le 17 juillet), superbe baryton à la voix d’or et au timbre immédiatement reconnaissable. Chanteur pop icone depuis les années 1960, l’auteur de « Sex Bomb », le tube absolu qui a relancé sa carrière en 1999, est aussi un extraordinaire showman qui fit les beaux jours de Las Vegas et devrait encore enchanter la Pinède Gould. Plus méconnue, mais autre très grande voix, celle de Kurt Elling qui maîtrise le scat, le swing et l’art de la scène avec une virtuosité sans pareille lui permettant d’improviser sur n’importe quel thème comme le ferait un instrumentiste. La conversation qu’il engagera avec Branford Marsalis et son Quartet devrait donner lieu à des joutes brillantes, imprévisibles et fougueuses dans lesquelles sa voix au timbre musclé se mélangera avec grâce et émotion à la sonorité moelleuse du sax de l’ainé des frères Marsalis.

Belles voix encore et toujours à l’honneur le 19 juillet avec le double concert de Macy Gray et de Gregory Porter. Incarnation de femme fataliste à la voix et à la vie éraflée, Macy Gray malaxe somptueusement soul, pop et hip-hop. Avec elle, le spectacle est partout, sitôt qu’elle pose le pied sur scène, où sa voix rauque unique en son genre accentue le coté sexy et débridé de ses chansons bourrées d’allusions coquines. Enfin, avec Gregory Porter, Jazz à Juan nous offre sans doute la plus belle voix du moment. Une voix évoquant tout autant les crooners mythiques que les grands interprètes de la soul. Une voix qui ne s’oublie pas, remplissant l’espace mais dialoguant tout aussi aisément avec les instruments qui l’accompagnent. Une voix au timbre exceptionnel hérité de la tradition gospel, qui explique le formidable succès de ce colosse coiffé d’un éternel « apple cap », qui se révèle aussi sur scène être un formidable showman, aussi sensible que généreux.

Légende photos :

Wayne Shorter (©Gilles Lefrancq – OTC Antibes)

Sting (©Gilles Lefrancq – OTC Antibes)

Jamie Cullum (©Gilles Lefrancq – OTC Antibes)

Gregory Porter (©Gilles Lefrancq – OTC Antibes)


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