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La Fondation Sophia Antipolis désormais remise sur les rails

En grande difficulté financière depuis plus de deux ans, la Fondation Sophia Antipolis, l'âme de la technopole, avait engagé une opération de "refondation" qui vient de se terminer. Ses nouveaux statuts ont été validés par le Conseil d'Etat, Pierre Laffitte, revenu à la présidence pour assurer la transition a pu laisser sa place à Jean-Pierre Mascarelli, tandis que la FSA devrait se recentrer sur ses missions de Fondation d'utilité publique et de Fondation de recherche abritante.

Le cheminement a été lent. L'opération de "refondation" de la Fondation Sophia Antipolis, avec modification des statuts avait été engagée en décembre 2014 et ce n'est qu'il y a quelques jours, à la mi-février 2017, qu'elle a pu être bouclée avec le retour des nouveaux statuts dument validés par le Conseil d'Etat. Toute la structure qui avait été mise en place a aussi pu être avalisée et la nouvelle gouvernance officialisée.

Jean-Pierre Mascarelli, nouveau président de la Fondation Sophia Antipolis

Pierre Laffitte, qui a fêté ses 92 ans le 1er janvier dernier et qui avait dû reprendre la présidence de la FSA il y a deux ans pour éviter une vacance, a pu ainsi démissionner. Il a été nommé président d'honneur et a été remplacé à la présidence par Jean-Pierre Mascarelli (au centre de la photo ci-dessus, Pierre Laffitte et Jean-Pierre Mascarelli  lors du lancement de l'opération refondation en décembre 2014).

Le nouveau président de la Fondation, qui est également président délégué du SYMISA (Syndicat Mixte Sophia Antipolis), a été l'un des artisans de la remise sur pied de la FSA. Il faisait partie avec Claude Giafferri, Président d'Amadeus, Françoise Bruneteaux, vice-présidente de la Région PACA, déléguée à l'Economie numérique et aux nouvelles technologies et Jean-Marc Gambaudo, président de l'Université Côte d'Azur, du Directoire de quatre personnes mis en place par le Conseil d'administration pour assurer la transition.

Un recentrage sur les missions de Fondation d'utilité publique et de Fondation de recherche abritante

Les dernières réunions qui se sont tenues ont servi également à préciser le rôle de la Fondation de "l'ère post Laffitte" dans la nouvelle gouvernance de Sophia Antipolis dont elle était la dernière pierre qui manquait encore dans le puzzle. La Fondation Sophia Antipolis, qui a traversé une période financière très difficile (elle a failli disparaître), avait déjà abandonné ses fonctions d'animation sur la technopole, fonctions reprises par les associations et clubs et plus particulièrement le Sophia Club Entreprises. Elle était restée toutefois sur le créneau du rayonnement à l'international et avait notamment l'été dernier initié des rencontres avec la Chine.

Il semble toutefois qu'aujourd'hui l'objectif soit de la recentrer sur ses missions de fondation d'utilité publique et de fondation de recherche abritante (seules deux autres fondations en France, la Fondation de France et la Fondation de recherche Médicale, bénéficient de ce dernier statut). Elle peut donc, comme toute fondation d'utilité publique, recueillir des dons défiscalisables à 70% pour les injecter dans des projets d'entreprise et dans des projets de soutien au développement de la technopole. Mais ses statuts l'autorisent aussi à créer autour de projets de recherche notamment, des fondations de recherche sous égide pouvant bénéficier de la loi sur le mécénat. Les fondations abritées offrent en effet un mécanisme simple et souple pour favoriser le partenariat public / privé dans le financement de la recherche. Bien utile pour la technopole.

Une mission certes bien moins "panoramique" que celle qui prévalait lors de sa création en 1984 et qui embrassait alors toute l'animation scientifique et culturelle du parc technologique. Mais depuis, Sophia Antipolis a bien grandi. Les derniers chiffres présentés récemment en donnent un aperçu. Avec 36.300 emplois et un chiffre d'affaires de plus de 5,5 milliards d'euros, de l'ordre de celui que génère le tourisme dans les Alpes-Maritimes, la technopole est devenue le moteur économique du département. Elle  prépare de plus de nouveaux développements importants sous la houlette de la CASA (Communauté d'agglomération Sophia Antipolis) qui a vu sa compétence en matière économique fortement renforcée par la loi NOTRe. D'où la nécessité de bien ajuster les rôles de chacun.


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