ShareThis

La situation de Nice-Matin au cœur d'une polémique avec La Lettre A

Dans ses éditions du 22 et 26 octobre, La Lettre A, le "quotidien de l'influence et des pouvoirs", avait laissé entendre que le promoteur Quartus, ensemblier urbain dédié aux nouveaux usages, s'intéresserait à Nice-Matin, plus particulièrement pour la valeur immobilière de son siège. Ce qu'ont vivement démenti Quartus et Nice-Matin. Mais la question n'en reste pas moins posée sur la situation du groupe régional de presse alors que son actionnaire actuel, Nethys, s'interroge.

Une polémique s'est ouverte entre Nice-Matin et la Lettre A, le "quotidien de l'influence et des pouvoirs" qui depuis le début des difficultés du groupe de presse azuréen a ouvert un #FeuilletonNiceMatin. Le feu aux poudres a été mis par deux articles (22 et 26 octobre) de la Lettre A (sur abonnement). Ils laissent entendre que le promoteur immobilier Quartus (relié à Natixis, filiale du groupe BPCE) songerait à une prise de participation dans le groupe Nice-Matin en cas de désengagement du belge Nethys, l'actionnaire actuel. Plus gênant, dans ce cas de figure, Quartus, est il suggéré, serait beaucoup plus intéressé par la valeur immobilière du siège du journal, boulevard du Mercantour au cœur de Nice Eco Vallée, que par les potentiels journalistiques.

La réponse à la fois de Quartus et de Nice-Matin a été rapide et cinglante, Nice-Matin qualifiant les informations de Lettre A de "fake news" et assurant qu'il n'était pas question "d'une entrée pure et dure" de Quartus au capital et encore moins "d'une éventuelle valorisation du patrimoine immobilier détenu par notre journal". Un patrimoine qui, suite aux accords conclus lors de la reprise à la barre, est pour l'heure frappé "d'inaliénabilité".

Dans son communiqué, Nice-Matin ne nie pas des relations avec Quartus, mais uniquement "dans le cadre exclusif du développement de nos activités événementielles" (les festivals Les Aoûtiennes et Lunalena organisés dans le cadre d'une diversification des activités) et dans le projet d'une salle de congrès au siège, à l'emplacement d'une ancienne rotative. Reste que Nice-Matin est toujours financièrement très fragile, et que sa situation n'est pas sortie du flou à moins de deux mois d'une échéance importante : une nouvelle montée au capital de Nethys qui, selon les accords signés, devrait passer de 34% à 51%. Une montée qui n'est pas fermement assurée car les actionnaires du groupe industriel belge se sont beaucoup interrogés tout au long de l'année : fallait-il conserver les investissements dans les médias qui ne sont pas au cœur de leur historique ou les vendre ?

La question ne semble pas encore apparemment tranchée. Dans une réponse aux deux communiqués incendiaires publiée hier, jeudi 8 novembre, La Lettre A signale que lors du conseil d'administration de Nice-Matin, le 26 octobre dernier Stéphane Moreau, administrateur délégué de Nethys aurait bien été interrogé sur son possible retrait du groupe, mais qu'il avait botté en touche : la question n'est pas à l'ordre du jour. En attendant, La Lettre A prend acte du démenti de Quartus sur ce qu'elle avait présenté comme "une hypothèse" : il n'a pas l'intention de prendre une participation dans Nice-Matin, même si Nethys se désengageait. Mais la lettre persiste et signe sur le reste : à Marseille en tout cas, Quartus s'intéresserait bien à la presse comme en témoigne son entrée au capital (33%) de La Marseillaise, un journal lui aussi en pleine difficulté. 


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011