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Le Pays de Grasse à fond dans la French Tech Côte d'Azur

En lançant un cycle d'ateliers bimestriels dans le cadre de la French Tech Côte d'Azur, le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse a voulu montrer que le bassin grassois, bastion international de l'industrie des parfums et arômes, s'intéressait pleinement aux nouvelles technologies et à l'aventure start-up et qu'il s'était structuré pour être avec Sophia, Nice et Cannes, l'un des quatre piliers du mouvement azuréen.

Le Pays de Grasse a enclenché la dynamique French Tech avec, jeudi dernier, un premier atelier French Tech Côte d'Azur (FTCA) organisé par le Club des Entrepreneurs du Pays de Grasse. Depuis le début, le bastion international de l'industrie des parfums et arômes faisait certes déjà partie de l'aventure avec Sophia Antipolis, Nice et Cannes. Mais cette fois, alors que la nouvelle gouvernance de la FTCA a été mise en place début février, il s'agissait de lancer une action concrète avec un cycle d'événements bimestriels et un premier atelier sur le thème de "Quand les start-ups locales partent à la conquête du monde". (Photo WebTimeMedias : de gauche à droite Olivier Béchu, Lionel Roux, Frédéric Besson, Antoine Agado - Microsoft- Guillaume Arthuis et Michel Gschwind)

Sur ce thème, trois exemples ont été donnés par les créateurs de jeunes pousses innovantes installées dans Innovagrasse, la pépinière grassoise. Fondateur de Wimi Teamwork (plateforme de travail collaboratif en ligne) Lionel Roux a expliqué comment il avait pu partir à l'international grâce à son partenariat noué autour de Microsoft Azure. CEO de BBright, société spécialisée dans la télévision ultra haute définition (4K et plus), Guillaume Arthuis est parti à l'international en partenariat avec Facebook USA et AT&T USA, son plus gros client. Pour Guillaume Arthuis, la question de partir à l'international ne se posait même pas : elle s'imposait à cet ancien de la société sophipolitaine Doremi, alors qu'à l'époque de la création de la start-up, il n'y avait pas de marché en France pour l'ultradéfinition.

Quant à Frédéric Besson, qui a créé Perfumist à Grasse après avoir longtemps travaillé en Asie pour les parfums, c'est avec le groupe Lagardère Travel Retail Duty Free, qu'il compte attaquer l'international. Une première expérience (la société est très jeune) est menée actuellement à l'aéroport de Nice avec Perfumist qui permet, à partir de son smartphone, de choisir le meilleur parfum en fonction de la personne à qui il est destiné. L'idée étant, grâce à cette application, de stimuler les ventes dans les boutiques de parfum d'aéroport et de passer après une validation à Nice aux aéroports du monde entier dans lesquels Lagardère est présent (l'appli est adaptée en plus de 20 langues).

Au-delà de ce premier atelier qui a réuni près d'une centaine de participants, le pays de Grasse a voulu montrer que désormais il était structuré pour la French Tech. Il dispose d'un lieu emblématique (l'espace Jacques-Louis Lions installé dans une ancienne usine à parfums rénovée totalement). Il a le soutien de la Communauté d'Agglomération comme l'a rappelé son président Jérôme Viaud en ouverture de la réunion. Il peut s'appuyer sur le club d'entrepreneurs du pays de Grasse que préside Jacques Pain. Il a son référent French Tech Côte d'Azur en la personne de Frédéric Besson, vice-président de l'association. Il peut compter sur des membres du club et du comité stratégique French Tech comme Michel Gschwind (Areco) et Olivier Bechu (ValEnergies), sur la plateforme Initiative Terre d'Azur et sa directrice Alexandra Garnier, sur InnovaGrasse et son animatrice Claire Belony...

Bref, le territoire grassois dont le puissant écosystème parfums et arômes s'intéresse aujourd'hui en plein à la modélisation et à la simulation biologique et chimique, est prêt. Et il compte bien porter avec Sophia, Nice et Cannes la grande aventure des start-up azuréenne du numérique.


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