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Lionnel Luca : « une cohabitation ne serait pas une bonne chose »

Député de la 6ème circonscription des Alpes-Maritimes depuis 1997, Lionnel Luca part en position très favorable pour reconquérir une nouvelle fois son siège lors des prochaines élections législatives. Rencontre avec l’une des figures de la Droite Populaire pour évoquer les enjeux de ces élections dont il ne souhaite pas qu’elles aboutissent à une cohabitation qui viendrait rajouter une crise politique à une crise économique.

 

Lionnel Luca, après la victoire de François Hollande aux Présidentielles, vous pensez que l’UMP peut remporter les Législatives ?

Je ne sais pas s’il est souhaitable de les remporter, mais ce qui est important c’est de limiter au maximum la majorité que les Français ne manqueront pas de donner au Président de la République. Le plus grave serait une majorité absolue ou trop importante, compte tenu de tous les pouvoirs nationaux et locaux qu’aurait le Parti Socialiste.

Pour vous, une cohabitation ne serait pas une bonne chose pour la France?

Je ne pense pas que l’on puisse rajouter une crise politique à une crise économique. Une cohabitation ne serait pas une bonne chose et d’ailleurs, je n’imagine pas que les Français se déjugent à un mois de distance. Par contre, il est important que circonscription par circonscription, là où on a des candidats crédibles,  ces derniers puissent l’emporter pour que nous soyons suffisamment nombreux pour obliger la majorité de gauche à faire des concessions et à ne pas abuser de son pouvoir.

Ces élections doivent-elles être un moyen de renforcer le courant de la Droite Populaire ?

A partir du moment où vous devenez minoritaire, cela vous fait une belle jambe de savoir que votre courant est plus ou moins fort. C’est nous tous qui sommes devenus faibles et il ne faut pas ajouter des divisions internes à notre affaiblissement momentané.

Sur un plan local, vous visez une victoire dès le premier tour ?

Je ne vise rien du tout. Je me présente face à mes concitoyens et je serais très heureux s’ils veulent prolonger le bail précaire et révocable qu’est un mandat législatif. Peut importe de quelle manière. Nous sommes 8 candidats sur la ligne de départ et c’est aux électeurs de faire leur choix entre celui que l’on connaît, et bien d’autres qui sont candidats pour la première fois.

Quels sont les axes principaux de votre campagne ?

Mon axe principal est clair, c’est lutter contre la désintégration nationale et faire que la France reste la France. Cela passe notamment par un combat que je mènerais contre le droit de vote des étrangers. C’est un élément de communautarisme  accéléré, irresponsable de la part du Parti Socialiste sur un droit que les étrangers ne demandent pas. Il y a mieux à faire que d’être dans l’idéologie.

Un député vote les lois mais s’intéresse aussi aux problèmes de sa circonscription. Quel est celui qui fait le plus débat ?

C’est le projet de LGV en aérien dans le secteur merveilleux dont je suis l’élu. C’est une zone Natura 2000, il y deux parcs naturels départementaux et on prétend faire passer un viaduc dans cette zone. C’est une aberration complète. Il faudra mener le combat pour que cette ligne soit souterraine, ce qui me parait peu probable vu le coût, soit faire traverser le TGV dans les Alpes-Maritimes à la vitesse normale. Il n’ y a pas de nécessité à la faire traverser le département à 300 km/h.


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