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MIPIM 2012 : le Sophia nouveau se présente

A l'occasion du marché cannois de l'immobilier, un aperçu a été donné sur les trois études d'aménagement et d'urbanisme engagées l'an dernier. Entre "La Côte 121", l'"Hyper Parc" et le "Sophia Archipel 2030", se dessine le futur visage d'une technopole qui joue le développement en s'appuyant sur la forêt méditerranéenne, la mobilité douce, le savoir, la qualité de la vie.

Le sénateur maire de Valbonne, Marc Daunis, vice-président de la CASA a présenté sur le stand de Sophia Antipolis, au MIPIM de Cannes, les résultats des études stratégiques d'aménagement et d'urbanisme, avec à l'appui la maquette numérique du CSTB.

Le Sophia nouveau, il était possible d'en avoir un premier aperçu dans les salons du MIPIM de Cannes. Il oscillera entre "La Côte 121" du cabinet Reichen & Robert, l'"Hyper Parc" de l'Agence TER ou encore "Sophia Archipel 2030" de l'équipe TVK de Trevelo & Viger-Kohler, du nom des trois études d'aménagement commandées l'an dernier et sur lesquelles un pan du voile a été levé à Cannes, dans les salons du MIPIM 2012. Des études dont Marc Daunis, vice-président de la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis) a donné une synthèse, hier soir, jeudi, lors d'une réunion organisée sur le stand de Sophia Antipolis, à quelques mètres de celui de Nice Côte d'Azur.

Mobilité douce et développement durable

Ces études avaient été lancées l'an dernier par le SYMISA (Syndicat Mixte Sophia Antipolis) en association avec l'Etat français propriétaire d'une centaine d'hectares, pour répondre à la nécessité de recadrer une technopole à succès certes, mais dont les concepts de base avaient plus de 40 ans. Il s'agissait de faire en sorte que Sophia puisse rester un lieu de création et d'expérimentation, comme à l'origine, mais garde ses capacités d'attractivité et de visibilité à l'échelle internationale dans un monde complétement transformé depuis sa création. Autre souci dans un parc technologique à la californienne, créé à l'heure de la voiture reine : jouer la mobilité douce, les transports en commun et toutes les préoccupations sociétales du développement durable. Enfin, alors que Nice a monté un projet ambitieux d'Eco-Vallée, assurer une cohérence de stratégie territoriale de développement à l'échelle de la Côte d'Azur.

Autant de préoccupations qui ont servi de base de travail pour les trois cabinets d'urbanisme et d'aménagement. Si le programme d'aménagement et le schéma d'organisation spatiale restent en cours de finalisation, les grands traits sont déjà visibles.

On les retrouve plus ou moins appuyés dans les trois études : densifier sur certains endroits déjà bâtis et préserver les espaces verts pour éviter d'une part le mitage (il est envisagé la possibilité de construire entre 500.000 et 1 million de m2 alors que la technopole comptabilise aujourd'hui 1,6 millions de m2 bâtis dont 1,2 millions pour les seules entreprises) et d'autre part mieux jouer les transports en commun; s'appuyer sur le tracé du futur BHNS (Bus à haut niveau de service) qui reliera la gare SNCF d'Antibes à la technopole; renforcer les lieux de vie; réserver l'habitat à l'accueil des étudiants, des chercheurs et des visiteurs; assurer la connexion avec la future gare LGV Ouest; créer une cité du savoir pour donner de la visibilité à ce qui se fait, s'invente sur Sophia, etc.

Inventer le futur

La façon d'arriver à inventer ce futur est bien sûr différente selon les trois études. Bernard Reichen avec sa Côte 121 relie Saint-Philippe aux Trois Moulins en passant par SKEMA et prévoit environ 500.000 m2 de plancher dans les 42 hectares tout le long de cet axe rouge (cela correspond à la ZAC du Fugueiret). L'agence TER, avec son concept d'HyperParc,  fait du parc forestier méditerranéen le projet en lui-même, au-delà d'un simple cadre naturel. Trevelo & Vigier-kholer, avec son "Sophia Archipel", raisonne en quartiers sophipolitains, qui seraient autant d'îles placées en réseau.

Autant de projets qui ouvrent sur la suite de la démarche de refondation de Sophia. Il s'agit maintenant de passer à la phase suivante. Celle de mettre en place un dispositif de gestion coordonnée sur l'ensemble des espaces naturels du site et d'engager la mise en œuvre dès 2013 de plusieurs opérations test. Elles permettraient notamment de relier des opérations majeures actuellement engagées comme les Trois Moulins, le campus STIC et les Clausonnes. Sophia, en tout cas, a désormais des plans d'avenir et il dispose, en plus d'un foncier déjà maitrisé (rare sur la Côte d'Azur) d'une bonne vision pour son développement dans les vingt ans qui viennent.


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