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Monaco : ALEXANDRA veut bannir l'expérimentation animale

Une nouvelle association monégasque, Alternatives to Experiments on Animals Destined to Research Applications, veut promouvoir les méthodes alternatives à l'expérimentation animale utilisée dans la recherche industrielle et médicale. ALEXANDRA, qui sera lancée officiellement le 26 avril, vise à la création dans la Principauté d'un centre de R&D spécialisé en ce domaine.

En matière de lutte contre l'expérimentation animale, voilà une nouvelle association qui ne se contente pas d'énoncer de simples bonnes intentions et vœux pieux. ALEXANDRA (Alternatives to Experiments on Animals Destined to Research Applications) se donne aussi les moyens d'arriver à ses objectifs. Elle compte bien le montrer lors de son lancement officiel le 26 avril à Monaco à l'occasion d'une conférence internationale sur les Méthodes Alternatives à l’Expérimentation Animale. Pilotée par des spécialistes de ces méthodes alternatives comme le Dr. De Wever, ancien co-directeur de la société Skin Ethic à Nice devenue leader mondial dans le domaine de la reconstruction des tissus humains pour des tests et rachetée par L’Oréal en 2005, ALEXANDRA a développé une stratégie solide.

L'utilisation d'animaux n'est pas appropriée aux tests

Elle joue d'abord la carte de la recherche médicale et de la science. Des tests étant nécessaires, cette initiative monégasque se propose, non pas d'arrêter toute expérimentation, mais de promouvoir toutes méthodes scientifiques "durables" et notamment des méthodes alternatives à l’expérimentation animale utilisée dans la recherche industrielle et médicale, au bénéfice de la santé humaine ainsi que de la protection de l’environnement.

L'expérimentation animale est d'ailleurs mise en cause, directement sur le terrain de l'efficacité. "La grande majorité de la communauté scientifique est consciente que l’utilisation d’animaux à des fins expérimentales n’est pas appropriée aux tests de produits courants et doit être remplacée dès que possible", souligne l'association. Non seulement cette pratique pose un problème éthique évident et inhérent à ce genre d’expérimentation, mais de plus la validité et fiabilité scientifiques sont faibles, est-il argumenté.

D'importantes questions environnementales ne peuvent de ce fait être traités alors que de nombreux produits chimiques, actuellement omniprésents dans notre vie quotidienne, requièrent une meilleure caractérisation afin de mieux protéger notre santé ainsi que l’environnement.

Stimuler la R&D dans les méthodes alternatives

Créée le 4 février dernier, ALEXANDRA s'est donc donnée pour mission de stimuler la Recherche et le Développement (R&D) dans le domaine des méthodes alternatives à l’expérimentation animale en offrant un support financier aux chercheurs et entrepreneurs du monde entier.

L’association veut ainsi développer une plateforme de discussion et d’échanges d’informations sur les projets R&D qu’elle soutient, entre les leaders d’opinion scientifiques, l’industrie, les agences gouvernementales internationales et le grand public, notamment en organisant régulièrement des symposiums internationaux à Monaco.

Nerf de la guerre, l'association compte aussi lever les fonds nécessaires au développement de méthodes d’essai scientifiquement pertinentes qui ne seraient pas basées sur les animaux. Cela afin de mieux comprendre les effets indésirables de la pollution sur l’environnement, les causes des maladies émergentes et le développement de nouveaux traitements médicaux ainsi que les stratégies préventives.

Vers la création d'un centre de R&D en Principauté

C'est cette stratégie qui sera présentée le 26 avril à 14 heures, au Novotel de Monaco, lors d'une session ouverte à tout le monde. Elle aura pour objectif d’informer le grand public sur les différentes méthodes alternatives actuellement utilisées ainsi que sur les futures techniques en cours de développement.

Mais, au-delà de faire passer l'information, un des objectifs de l’Association ALEXANDRA est de préparer le terrain pour la création d’un Centre de Recherche et Développement. Basé sur les méthodes alternatives à l’expérimentation animale en Principauté, il permettrait d’attirer des opportunités de projets scientifiquement durables à forte valeur ajoutée. En particulier, les technologies basées sur l’ingénierie des tissus humains et des cultures cellulaires qui sont utilisées déjà aujourd’hui pour la reconstruction de la peau, des muqueuses et tissus oculaires.

Elles ont déjà fait leur preuve en tant que substituts aux tests pratiqués sur les animaux, notamment pour des tests d’évaluation de toxicité et d’efficacité des produits cosmétiques et pharmaceutiques. Elles ouvrent une nouvelle voie pour de futures extensions de leur application. Les autorités monégasques évaluent aussi actuellement les moyens de faciliter de telles activités en Principauté dans un avenir proche.

Contact

E-mail : info@alexandra-project.org

www.alexandra-project.org


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