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Nice-Matin : c'est Privinvest d'Iskandar Safa à la reprise !

Il n'y a qu'une seule offre de reprise des parts de Nethys, l'actionnaire actuel de Nice-Matin : celle de Privinvest, le groupe de presse de l'homme d'affaires Iskandar Safa. C'est ce qui a été annoncé à l'assemblée générale des salariés-actionnaires de la SCIC Nice-Matin (Société coopérative d'intérêt collectif) qui a demandé d'accélérer le mouvement et a fixé au 28 février la date limite de présentation d'une offre finalisée de Privinvest.

Certes le repreneur de Nice-Matin, celui qui prendra le relais de Nethys, son investisseur actuel, n'a pas été présenté hier après-midi lors de l'Assemblée Générale statutaire de la SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif). Les salariés du groupe de presse régional bien sûr espéraient secrètement découvrir leur nouvel actionnaire. Mais rien n'était moins sûr. Un pas a quand même été fait : désormais ils savent qu'il n'y a qu'une seule offre en négociation, celle de Privinvest. Sans en connaître toutefois les détails.

Une offre jugée "intéressante"

Le nom du groupe de presse de l'homme d'affaires Iskandar Safa, très présent entre autres sur Mandelieu (le domaine de Barbossi), n'est pas une surprise. Il s'était imposé comme favori dès le début de ce nouvel épisode de la saga Nice-Matin. Pour le Pdg de la SCIC, Jean-Marc Pastorino, il s'agit de la seule offre de reprise qu'étudie Nethys, offre que dans ses grandes lignes il juge intéressante. D'abord, parce qu'elle protége les emplois (actuellement 800 personnes dont 180 journalistes). Mais également parce que le repreneur est prêt à faire un effort sur le règlement de la dette de Nice-Matin et va assurer la pérennité de l'entreprise.

Jean-Marc Pastorino a rappelé aussi le contexte du désengagement du groupe belge initialement axé sur l'industrie : le gouvernement wallon avait envoyé à Nethys une injonction l'obligeant à se désengager de ses actifs à l'étranger (le groupe est également l'un des investisseurs de La Provence à Marseille). Pas le choix.

Le moratoire de trois mois refusé par l'assemblée

L'Assemblée générale de la SCIC a cependant souhaité accélérer le mouvement. Nethys, en annonçant son désengagement fin décembre, avait demandé un moratoire de trois mois. Les salariés-actionnaires de la SCIC n'ont pas validé ce report jusqu'à fin mars et ont enjoint Nethys d'accélérer l'examen de l'offre. Une demande souscrite à une très large majorité des votes (pas de voix contre et juste quelques abstentions) qui fixe une date butoir au 28 février pour la présentation par Privinvest à Nethys d'une offre finalisée.

Rendez-vous donc fin février pour savoir si la négociation Privinvest-Nethys a abouti, connaître quels en sont les contours et voir si le repreneur va ainsi reprendre le pacte d'actionnaires du groupe belge. A savoir une montée de 34 à 51% dans le capital de la SCIC dès cette année et à 100% au 1er janvier 2020. Quand en 2014, une partie des salariés de Nice-Matin avait repris un groupe de presse à la dérive à la barre du Tribunal de commerce de Nice, il leur avait été prédit que ce ne serait pas un long fleuve tranquille. Ils sont aujourd'hui dans les rapides annoncés…


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