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Nice, toujours à la pointe pour le véhicule électrique

Les acteurs de la filière du véhicule électrique étaient réunis à Nice. Une belle réussite pour cette manifestation organisée dans une ville qui est à la pointe dans le développement de la voiture électrique, en particulier au travers de son service d’auto-partage Autobleue. Rencontre avec Alain Philip, adjoint au Maire de Nice délégué aux Transports et à l’Urbanisme, pour dresser un premier bilan du fonctionnement de ce dispositif et évoquer l’intérêt de ces Assises.

Alain Philip, il était finalement assez logique que Nice soit la terre d’accueil de ces Assises Nationales sur les Infrastructures de charge ?

Nice a été la première ville à avoir adopté une démarche globale qui associe à la fois un système de bornes de recharge de véhicules électriques à un système d’auto-partage totalement électrique. Depuis avril 2011, nous avons mis en place ce dispositif qui remporte un vif succès et il était donc logique que Nice reçoive cette manifestation qui a attiré un public nombreux à la pointe de la réflexion sur tous les domaines concernant le véhicule électrique.

Autobleue s’inscrit dans le cadre d’une réflexion globale sur les transports ?

Ce dispositif est effectivement issu d’une réflexion globale sur les transports et les déplacements qui permet d’avoir une vision sur les 20 prochaines années des déplacements sur la Métropole en s’appuyant sur une complémentarité et une intermodalité des différents modes de transport, aussi bien le tramway, le train, la voiture ou le bus, mais aussi les modes doux comme  Autobleue et les vélos.

Après presque un an de fonctionnement, peut faire un premier bilan d’Autobleue ?

Nous avons lancés le service en avril 2011. Aujourd’hui 80 points de recharge sont installés dans 42 stations, à la fois sur Nice mais aussi à Cagnes-sur-Mer, Saint-Laurent du Var et Vence. D’ici à la fin de l’année, nous aurons 56 autres points de recharge répartis sur toute la Métropole. Les enquêtes réalisées montrent que nous avons tous les profils d’utilisateurs : beaucoup de jeunes actifs qui ont abandonné la seconde voiture pour Autobleue, mais aussi des personnes à la retraite ou des gens qui utilisent les véhicules utilitaires pour aller faire leurs grosses courses le week-end.

Contrairement à l’Autolib à Paris, vous avez retenu le principe d’un trajet en boucle. Ce choix s’est avéré judicieux ?

Au vu de notre expérience et des premiers mois d’utilisation à Paris, il semble que oui puisque nous n’avons pas de dégradation sur notre dispositif. Ce système qui oblige le particulier à ramener le véhicule à l’emplacement où il l’a pris responsabilise l’utilisateur qui s’approprie le véhicule qu’il a de bonne chance de retrouver lors d’une prochaine location. Autolib est plus proche du système que les villes connaissent avec les vélos en libre partage, avec beaucoup de dégradations et des gens qui prennent moins soin des véhicules.

Autobleue est un service destiné principalement au grand public, en tant que Ville et Métropole, vous utilisez de plus en plus de véhicules électriques ?

Bien sûr. La Métropole dispose d’une flotte de véhicules électriques pour son personnel. Nous l’étoffons régulièrement et aujourd’hui, notre vœu le plus cher est que ce système de transport puisse se développer le plus rapidement possible afin d’améliorer la qualité de vie et la qualité de l’air sur notre territoire. 

 


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