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Nouvelle infrastructure ferroviaire PACA : plus que jamais prioritaire pour la CCI!

Si on évite désormais de parler de LGV PACA, le renforcement des infrastructures ferroviaires n'en reste pas moins un impératif essentiel pour la Côte d'Azur. Même en tenant compte des restrictions budgétaires. Aussi, à l’heure où le gouvernement définit les priorités concernant les grands projets d’infrastructures de transport, la CCI Nice Côte d’Azur, aux côtés de ses partenaires socioprofessionnels et des entreprises, le réaffirme : la nouvelle infrastructure de transport ferroviaire sur PACA doit être confirmée et concrétisée.

Ne plus rester à l'écart de la grande vitesse ferroviaire

"Notre territoire et ses activités fortement tournées vers les autres régions françaises et l’international ne peuvent plus rester à l’écart de la grande vitesse ferroviaire", est-il ainsi rappelé. A la suite et en appui à la prise de position de la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale, Bernard Kleynhoff, président de la CCI Nice Côte d’Azur monte aussi au créneau. Sa analyse ? "La Côte d’Azur avec ses 1,2 millions d’habitants n’est pas desservie par la grande vitesse contrairement à la quasi-totalité des grandes agglomérations françaises et ouest-européennes. Notre tissu économique souhaite ardemment cette infrastructure et ce depuis de nombreuses années. Il faut impérativement que ce projet continue et que l’on respecte les délais annoncés avec une enquête publique en 2014 et une mise en service en 2023".

Dans un courrier adressé le 27 juillet au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, Bernard Kleynhoff a aussi rappelé que l’accessibilité de la Côte d’Azur ne peut reposer uniquement sur l’aérien et le routier, en particulier dans un contexte aux forts enjeux énergétiques et environnementaux. "Cette nouvelle infrastructure est davantage qu’une simple ligne à grande vitesse, c’est un projet d’amélioration globale des transports au niveau local, régional, national et européen," souligne Bernard Kleynhoff.

"Des milliers d'heures économisées dans les transports pour les Azuréens"

"Ainsi, avec des temps de parcours Nice-Marseille d’1h (au lieu de 2h30), Nice-Lyon de 2h, Nice-Milan de 2h45 et Nice-Barcelone de 4h, c’est toute une dynamique économique régionale et méditerranéenne que l’on favorisera. Le projet intègre aussi l’amélioration des déplacements quotidiens, dimension précisément mise en avant par le gouvernement comme orientation prioritaire".

"En effet, cette nouvelle infrastructure permettra de délester la voie existante qui est aujourd’hui saturée. Elle est donc la condition sine qua none pour développer une desserte TER fiable et performante et pour désengorger le réseau routier et autoroutier. Avec cette ligne nouvelle, ce seront ainsi des milliers d’heures économisées dans les transports pour les Azuréens, avec les bénéfices environnementaux correspondants !"

Ce que demande la CCI

Sur un plan financier, il est important de rappeler que les besoins en fonds pour les premiers travaux n’interviendront pas avant 2018 et que le projet, de par sa dimension méditerranéenne de l’Espagne à l’Italie, pourra bénéficier d’une participation de l’Europe, note le président de la CCI.

La CCI Nice Côte d’Azur demande donc :

  • que ce projet global soit acté comme prioritaire dans le schéma national des infrastructures de transports et qu’il fasse partie intégrante du réseau européen,
  • que l’on reste sur un projet ambitieux et cohérent et que l’on ne s’oriente pas vers un assemblage de petits projets locaux incompatible avec les enjeux majeurs de notre territoire,
  • que les tronçons les plus saturés soient réalisés en 1re phase et en priorité la section Le Muy-Nice et le réaménagement de la voie existante entre Nice et Vintimille.

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