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Plage de Vaugrenier : des bambous contre les coups de mer !

Des rangées de bambous ancrées à une centaine de mètres au large de la plage de Vaugrenier : c'est la solution proposée par Pierre Farnole, un chercheur azuréen, que le Département a mis en expérimentation pour parer aux coups de mer qui rendent la route entre Marina Baie des Anges et la Siesta impraticable une dizaine de jours par an. Agissant comme des algues géantes, les rangées de bambou absorbent une partie de l'énergie des vagues et limitent les effets de submersion. Le test grandeur nature sera mené sur trois ans.

Des bambous contre les coups de mer qui rendent impraticable une dizaine de jours par an la route du bord de mer entre Antibes et Marina Baie des anges : c'est la solution simple, souple et écologique qu'a proposée un chercheur azuréen, Pierre Farnole. Sa solution a séduit le Conseil départemental qui lui a dit "banco". D'où une première expérimentation entre Marina Baie des Anges et la Siesta sur la plage de Vaugrenier à Villeneuve-Loubet. Prévue sur une durée de trois ans, l'opération a été lancée la semaine dernière et vise, outre à lutter contre les coups de mer, à atténuer l'érosion de cette plage fortement touchée par les houles, avec recul du trait de cote de 10 mètres en 10 ans. (Sur la photo @Département, Pierre Farnole explique le procédé aux élus réunis sur la plage de Vaugrenier à l'occasion du lancement de l'opération). 

Le système de Pierre Farnole ? Baptisé REBAMB©, le procédé consiste à immerger plusieurs rangées de bambous de grand diamètre, assemblés selon une architecture prédéfinie. Ancrées au large de la plage, elles créeront un récif artificiel souple capable de casser les vagues. Concrètement cela représente 4 rangées de bambous, sur un linéaire d'une centaine de mètres et installées à 100 m du rivage ; des tiges de bambous qui sont immergées à 5 m de profondeur (1 m sous le niveau d’eau). Un balisage est prévu pour interdire la pêche, la baignade ou toute activité nautique dans le secteur.

L'objectif n'est pas, bien sûr d'arrêter les vagues, mais d’atténuer leurs effets lors des fortes tempêtes. Testé dans un canal de houle, en laboratoire, le procédé a montré son efficacité. "Les rangées de bambous agissent comme des algues géantes qui bougent avec le mouvement des vagues et absorbent une partie de leur énergie", explique Pierre Farnole." Juste ancrés sur le fond, les bambous n'ont pas d'emprise et laissent circuler les sédiments. Nous avons calculé que les quatre rangées amortissent 10% de l'énergie des vagues ce qui est suffisant pour réduire sensiblement l'aléa de submersion."

"Le système est en place depuis une quinzaine de jours et nous avons déjà pu noter son efficacité avec une moindre érosion de la plage sur la partie qui est ainsi protégée." Le test grandeur nature qui est engagée doit aussi permettre d'améliorer le procédé et de faire évoluer le projet. Le Département a quant à lui financé l'opération (520.000€) tandis que l'expérimentation est menée par la société BIOBAMB et le CNRS, avec le concours du Conservatoire Scientifique des Iles de Lérins. 

Sur la photo (@Departement), on aperçoit les rangées de bambous immergées. Elles agissent comme des algues géantes qui aborbent une partie de l'énergie des vagues.


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