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Pôles de compétitivité : la phase IV est engagée

La Phase IV des pôles de compétitivité est désormais concrètement ouverte depuis la clôture du dépôt de candidature intervenu vendredi soir. Lancés en 2005 alors que Christian Estrosi était ministre de l'Aménagement du territoire, les pôles de compétitivité ont démontré leur rôle dans la politique d'innovation de la France. Dans ce domaine, ils ont notamment ouvert les portes aux PME et contribué à la création d'un écosystème solide de l'innovation. Depuis, ils ont évolué à l'occasion de plusieurs phases. La phase III (2013-2018) devant arriver à échéance fin décembre 2018, un appel à candidature avait été lancé en juin dernier pour labelliser les pôles de compétitivité sur une quatrième phase de 4 ans (2019-2022).

La copie a donc été rendue sur des critères de performances de nouveau un peu plus serrés. Il s'agit notamment de porter une ambition européenne tout en préservant les acquis des phases précédentes, celles de "l'usine à projets" de la seconde phase, puis de "l'usine à produits" de la troisième. Cette nouvelle étape intéresse tout particulièrement la région Sud PACA qui aligne 8 Pôles : les pôles SCS, Mer Méditerranée, Optitec, Capenergies, Safe, Eurobiomed, PASS et Terralia. Ces deux derniers, le pôle Parfums, Arômes, Senteurs et Saveurs du pays de Grasse et le pôle agro-alimentaire du Vaucluse pourraient se rapprocher.

A l'échelon national, cette nouvelle phase devrait aboutir à de nouveaux regroupements et interractions entre les pôles existants. Cela d'autant plus que l'Etat, s'il garantit les financements pour l'année 2019, introduira une part variable associées aux résultats en 2020, part variable qui représentera la totalité du financement en 2021. Selon les observateurs, suite aux regroupements le nombre de pôle dans les années qui viennent devrait passer ainsi d'environ 70 aujourd'hui à une quarantaine.


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