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Recherche : Coralie Meinert, Lionel Guidi, médailles de bronze CNRS

Cornelia Meinert, de l’Institut de Chimie de Nice (CNRS-UNS) pour ses travaux sur la formation des briques élementaires de la vie et Lionel Guidi du Laboratoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer (CNRS-SU), pour ses recherches sur le plancton, la pompe biologique du carbone, recevront la médaille de bronze 2018 du CNRS mardi 27 novembre à 11 heures au CUM (Centre Universitaire de la Méditerranée) de Nice.

Une belle distinction pour deux chercheurs azuréens du CNRS. Cornelia Meinert, de l’Institut de Chimie de Nice (CNRS-UNS) et Lionel Guidi du Laboratoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer (CNRS-SU), recevront la médaille de bronze 2018 du CNRS mardi 27 novembre à 11 heures au Centre Universitaire de la Méditerranée à Nice. La médaille de bronze récompense le premier travail d’un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine. Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes. (Photo Com CNRS, Cornelia Meinert et Lionel Guidi)

Cornelia Meinert : la formation des briques élémentaires de la vie

Cornelia Meinert. C'est vraiment une année 2018 champagne pour cette chercheuse à l’Institut de Chimie de Nice, spécialiste de la formation des briques élémentaires de la vie selon des approches de spectroscopie et de chimie analytique. Cornelia avait déjà été à l'honneur en septembre dernier en tant que lauréate du Conseil Européen de la Recherche avec à la clé un financement de 1,5 M€ sur cinq ans pour poursuivre ses travaux scientifiques dans des conditions exceptionnelles. Et mardi, elle recevra la médaille de bronze du CNRS, une autre haute distinction. "J’ai réalisé mes études et ma thèse en Allemagne avant de venir en France pour un post-doctorat portant sur l’origine de l’homochiralité des acides aminés", explique-t-elle. "Je pensais ensuite regagner mon pays après cette expérience."

"Fascinée par ce sujet fondamental, j’ai pris la décision de candidater au CNRS pour poursuivre ces recherches. Mon enthousiasme pour ces expériences multidisciplinaires est resté inchangé depuis lors. Je me souviens encore de mes premiers jours au synchrotron SOLEIL et la stimulation que j’y retrouvais. Nos dernières expériences n’ont pas donné les résultats escomptés mais les analyses des échantillons ont révélé la présence du ribose dans ce modèle de glace interstellaire et a ouvert une nouvelle voie pour mes études sur l’origine de l’homochiralité de l’ARN."

En 2018, de plus Cornelia Meinert a obtenu son HDR "Habilitation à diriger des recherches". Elle est, depuis 2017, Excecutive Councillor of the International Society for the Study of the Origin of the Life (ISSOL).

Lionel Guidi : l'IA pour comprendre le plancton, la "pompe biologique" de carbone

Lionel Guidi. Chercheur en océanographie et biogéochimie au sein de l’équipe Complex au Laboratoire d’océanographie de Villefranche (CNRSSU) et spécialiste de l’étude du cycle du carbone et de la pompe biologique, il a joué de l'Intelligence artificielle pour mieux comprendre le plancton. "J’ai eu la chance de participer très tôt à l’analyse des données récoltées au cours de l’expédition Tara Oceans", raconte-t-il. "

"C’est grâce à ce projet que je me suis immergé dans un univers extrêmement multidisciplinaire, mélangeant des océanographes, écologistes, biologistes, et informaticiens, ayant pour objectif d’étudier le système Océan dans son ensemble. Les collaborations développées ces dernières années m’ont permis d’intégrer la complexité biologique et les différentes méthodes permettant de la mesurer (imagerie et meta-omics) dans une vision globale de la pompe biologique. Ces approches m’ont conduit à relier la structuration de la communauté planctonique (le Facebook du plancton) et sa composition en gènes, à l’efficacité de cette pompe qui contribue à la séquestration du carbone dans les océans." 


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