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Renaissance : le Bioparc de Sophia Antipolis a soufflé sa 1ère bougie

Si l'annonce de sa naissance avait été plus que discrète, son premier anniversaire a été célébré hier soir par les entreprises présentes, les élus de la technopole et les acteurs économiques. Sur le site abandonné par Galderma, le Bioparc de Sophia Antipolis a été créé il y a un an par les premiers repreneurs (Nuvisan, Syneos, Sodexo) et plusieurs start-up qui ont été rejoints récemment par l'acquéreur des bâtiments, la SCPI Pierval Santé. L'occasion aujourd'hui d'affirmer ses ambitions : devenir un acteur clé des sciences de la vie.

Peu de gens avaient reçu son bulletin de naissance. Mais tout le monde lui souhaitera un bon anniversaire pour ses "un" an. Le Bioparc Sophia Antipolis, dans les anciens locaux de Galderma, a accueilli ainsi hier soir les élus de la technopole pour souffler sa première bougie en tant quenouvel acteur clé des sciences de la vie à Sophia. Il est vrai qu'il est né dans la tourmente, suite à la décision de Nestlé prise voilà deux ans pratiquement jour pour jour, de fermer d'ici un an (en septembre 2018 donc) son centre de R&D en dermatologie, l'un des plus grands centres d'Europe en ce domaine. A la clé 550 emplois de haut niveau rayés d'un coup de plume et un somptueux gâchis avec, outre les emplois perdus, des laboratoires ultra équipés et parfaitement entretenus subitement abandonnés.

Une naissance dans la tourmente

Si ce n'était pas la première fois que la technopole affrontait un sinistre industriel (le départ de Texas Instruments, d'Intel, de Samsung notamment), le problème posé par la disparition de Galderma semblait d'autant plus difficile à solutionner que l'écosystème des biotechnologies n'était pas de la taille de celui du numérique sur le territoire. Pour faire face à ce gâchis, faute de trouver un repreneur privé, il avait été alors envisagé une reprise du site par la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis) avec la CCI Nice Côte d'Azur dans l'objectif de de créer un "Parc des sciences de la vie" à Sophia.

Un travail en commun regroupant CCI, CASA, Team Côte d'Azur, instances de l'Etat, Région PACA à travers l'OIR Therapies innovantes avait alors été mené à la fois pour trouver des repreneurs pour la totalité ou pour une partie des activités, tandis que l'option reprise par les pouvoirs publics restait sous le coude, au cas où. Mais peu à peu, les choses se sont mises en place. Et c’est avec l'arrivée de trois repreneurs, l'allemand Nuvisan (80 emplois repris), l'américain Syneo (120 personnes) et le français Sodexo (10 personnes), qu'un nouveau dynamisme a pu être lancé. C'est à ce moment, soit à la fin de l'été 2018, que sous l'initiative notamment de Pierre Diebolt, ancien directeur général de Galderma et nouveau DG de Nuvisan qu'a pu être créée, discrètement, l'enseigne Bioparc Sophia-Antipolis. Sans tambours ni trompettes alors que la crise sociale déclenchée par la fermeture de Galderma restait encore ouverte.

Les bâtiments repris par la SCPI Pierval Santé

L'arrivée en juillet dernier d'un repreneur pour les bâtiments, Euryale Asset Management via la SCPI Pierval Santé,a bouclé la boucle. Rassurés, les acteurs public CASA et CCI n'avaient plus besoin de se porter en acquéreur. Les labos de Galderma ne seraient pas transformés en friche industrielle et les sciences de la vie, en dépit du traumatisme subi, allaient pouvoir repartir sur le territoire. C'était le sens de ce premier anniversaire.

Les nouveaux acteurs du Bioparc, Emeline Boukhezzer, Managing Director de Syneos Health France, Pierre Diebolt, CEO Nuvisan France, le Dr Mélissa Farinelli, présidente d'E-Phy-Science, Anne-Florence Hachet, Co-Gérante de Palm’Data, Philippe Marconnet, directeur de Site de Sodexo, Christophe Moreno, président de Bionea-ab, Ando Razakamanarina, fondateur d'iQualit et David Finck, Directeur Général Euryale AM et Gérant SCPI Pierval Santé ont pu présenter leurs sociétés et leurs projets communs.  

Des solutions pour développer des produits pharmaceutiques ou cosmétiques

Ces entreprises, de taille différente, ont le même objectif : apporter de nouvelles solutions au développement de produits pharmaceutiques ou cosmétiques. Leur écosystème est favorisé grâce au support de sociétés comme Sodexo qui assurait déjà la maintenance pour Galderma. A ce jour, 300 collaborateurs travaillent quotidiennement au sein du Bioparc, qui se voit comme une véritable pépinière d’emploi, avec un fort potentiel de croissance.

Fort de 25 000 m2 de locaux, le site comprend également de nombreux espaces de coworking. Les services de Facilities Management (nettoyage, gardiennage, salles de réunion, sécurité jour et nuit, maintenance et métrologie, logistique et expéditions, parking) et un restaurant inter-entreprises permettent un environnement de travail qui se veut efficace et citoyen Les espaces communs tels que la conciergerie, la salle de sport ou le parc arboré visent à favoriser le bien-être au travail.

Actuellement 70% des locaux du site sont occupés. Il reste donc de la place pour de nouveaux arrivants qui pourront bénéficier de l'impulsion déjà donnée par les initiateurs. D’autres structures sont ainsi invitées à les rejoindre autour du développement des sciences de la vie. C'est un nouvel élan pour un site en devenir. Une renaissance. Bon anniversaire.

Des élus (sur la photo, le président de la CASA Jean Leonetti, le sénateur Marc Daunis et le président délégué du Symisa Jean-Pierre Mascarelli), des représentants des entreprises du Bioparc et des acteurs économiques pour souffler la première bougie.


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