Sommet du capital risque à Sophia : l'or des start-ups

Posté dim 05/12/1999 - 00:00
Par admin

Pour la troisième édition qui se déroule lundi et mardi 6 et 7 décembre à l'Agora de France Télécoms, une quarantaine d'entreprises de croissance à la recherche d'1,5 milliard de francs!

Même si désormais il n'est plus seul (Capital IT à Paris deux fois par an, Montpellier Venture Capital, etc), le sommet international du capital risque à Sophia Antipolis reste incontournable. D'abord parce qu'il se joue sur une technopole devenue l'un des secteurs français les plus bouillonnants dans la création de start-ups. Ensuite parce qu'il est beaucoup plus international que ne l'est même Paris.35 millions demandés en moyennePour la troisième édition, ce sont une quarantaine d'entreprises qui viennent à la recherche de fonds. Avec, en ce qui concerne les sommes demandées, un doublement par rapport à l'an dernier : 1,5 milliard de francs cette année contre 850 millions en 1998 pour pratiquement un nombre d'entreprises identique (la moyenne par entreprise s'établit ainsi à 35 millions de francs).Au total, entre les créateurs d'entreprises sélectionnés pour présenter leurs projets, les capitals risqueurs et business angels présents, les institutionnels, les participants de Cambridge, l'invité de l'année après Israël et le Québec, et les chefs d'entreprise venus humer l'air du capital risque, environ quatre cents personnes se retrouveront pendant deux jours. Outre les ateliers au cours desquels les responsables de start-ups auront à passer le grand oral face aux financiers, des /www.ivcs.org/programme/programme_fr.asp"> conférencesferont le point sur les expériences britanniques, sur le rôle des grands groupes, le pouvoir dans l'entreprise après l'entrée du capital risque, les stratégies de sorties, etc. Autant de thèmes et de problèmatiques qui sont aux centres des préoccupations, aussi bien de ceux qui investissent dans les entreprises à fort potentiel de croissance que des entrepreneurs qui font appel à ces nouvelles sources de financement.Les start-ups azuréennes en forceQuelques caractéristiques pour ce sommet organisé par la CCI, avec le soutien du Conseil général et avec comme maître d'œuvre la DPCT (Direction des pôles de compétences technologiques). 'Soixante-dix candidatures de start-ups françaises ont été étudiées par un comité de sélection, présidé par Benoît Leleux, professeur à l'IMD Lausanne,note Bernard Ricciardi, responsable de la DPCT. Dix venaient de la région PACA dont la plupart de Sophia Antipolis (E-acute, ProTest, Right Vision, Surf Design, dBTech, Infobject, Wimba, Etexx.com). Il en a été retenu 34 dont 8 de la région (ce qui constitue un excellent score régional). Neuf dossiers retenus viennent de l'étranger : 7 de l'Europe dont 5 de Grande Bretagne (Cambridge étant cette année l'hôte d'honneur), et 2 des USA (sur 6 candidatures américaines).' 'Les Etats-Unis restent cependant en pointe pour les montants demandés. LRI Plasma Technologies (implantation d'équipements autour de la technologie de 'torches à plasma') vient pour 'lever' 100 millions de dollars à elle seule (660 millions de francs). Autre chiffre : parmi les 43 sociétés retenues, 5 sont en demande de fonds d'amorçage (les sommes en jeu sont moindres, de l'ordre de 500.000 F). Par secteur d'activité, les NTIC restent largement prépondérantes: 35 des 43 start-ups sélectionnées. Quatre autres entreprises travaillent dans les biotechnologies, et les quatre restantes dans le secteur de l'environnement'.

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