Sonics, une start-up américaine sur Sophia

Posté mar 25/01/2000 - 00:00
Par admin

Dans le domaine très pointu des 'system-on-chip', ces processeurs très complexes qu'utilise l'industrie des mobiles et du multimédia, la société compte monter à une cinquantaine de personnes.

Lancée il y a trois ans, /www.sonicinc.com">Sonics incn'est véritablement opérationnelle que depuis six mois. Cette start-up de la Silicon Valley (Mountain view), soutenue par le capital-risque, a mis un peu plus de deux ans pour développer des produits très sophistiqués : des SOC (system-on-chips) qui permettent de faciliter le design des processeurs à systèmes complexes. En dépit de son jeune âge, la société américaine a tenu à s'installer sur Sophia Antipolis pour attaquer le marché européen. Elle a ainsi recruté en novembre Philippe Décamp, un spécialiste français du marché de la microélectronique.La nouvelle vague microélectroniqueC'est lui qui est ainsi chargé de l'implantation d'abord d'une unité commerciale pour l'Europe de Sonics inc, ensuite d'un centre de recherche développement. Au total, sur trois ans, l'implantation sophipolitaine représenterait une cinquantaine de personnes dont 25 à 30 ingénieurs spécialisés dans les applications pour la téléphonie.'Sonics s'inscrit dans la nouvelle vague de la microélectronique, note Philippe Décamp, directeur des opérations Europe. Celle des systèmes complexes, ces 'systems-on-chips' dont les secteurs de la téléphonie, du multimédia et des réseaux sont actuellement de gros consommateurs. La société a mis au point un 'silicon back plane'. Il s'agit d'une plate-forme d'intégration d'IP (le cœur du processeur) qui permet de faciliter le design de systèmes très complexes. Il faut savoir qu'aujourd'hui, les systèmes ont atteint des tailles ingérables, invérifiables. Nous apportons des outils qui permettent de générer la structure de ces IP et nous proposons notre savoir-faire.'L'accent sur la téléphonie mobilePourquoi Sophia ? 'D'abord parce que la moitié du marché visé par Sonics se trouve à Sophia Antipolis. La technopole a la chance d'avoir de grands 'anciens' comme l'ETSI, l'organisme européen de standardisation des télécoms ou VLSI-Philips. Ensuite parce que la Côte d'Azur nous permet d'avoir un cadre agréable ce qui peut faciliter le recrutement face à nos grands concurrents que sont, sur ce créneau, l'Irlande et l'Ecosse.' 'Dans un premier temps, nous avons loué des locaux dans le centre d'affaires ABS et l'équipe qui se met en place sera principalement technique et commerciale. Pour l'année 2000, les prévisions tablent sur un chiffre d'affaires Europe de 3 millions de dollars. Dans un second temps, Sonics compte déporter son centre de recherche et développement sur Sophia Antipolis, pour pouvoir mieux coller aux besoins spécifiques européens. D'ici trois ans, les effectifs devraient ainsi se monter à une cinquantaine de personnes avec un très fort accent mis sur la téléphonie mobile.'

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