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Sophia : 5 M€ pour WebInterpret, spécialiste de l'internationalisation de l'e-commerce

La start-up WebInterpret a levé 5 M€ auprès de CM CIC Capital Privé et de son actionnaire historique Seventure Partners, pour accélérer son développement à l'international. Fondée en 2007 par Patrick Smarzynski et Benjamin Cohen, accompagnée jusqu'en 2009 par l'Incubateur PACA Est, elle a su transformer son business model, passant d'une société de traduction instantanée pour l'organisation de "conferences calls" internationales, en facilitateur de l'internationalisation de l'e-commerce.

Une belle levée de fonds pour la start-up sophipolitaine WebInterpret qui vient d'engranger 5 M€, auprès de CM CIC Capital Privé et de son actionnaire historique Seventure Partners pour accélérer son développement à l'international. Devenue un acteur leader dans l'ecosystème du e-commerce international, WebInterpret, fondée en 2007 par Patrick Smarzynski et Benjamin Cohen, a mis au point, commercialise et opère une plateforme internet qui permet à un e-commerçant national de devenir un e-commerçant international en quelques clics.

Le créneau en pleine expansion du "cross-border trade"

Sous forme d’un guichet unique cette plateforme propose des services qui permettent de sélectionner, dans le catalogue du e-commerçant, les produits qui ont un réel potentiel de vente à l’international, de les localiser (titre, descriptions, devises, mapping catégories et attributs des fiches produits) dans les pays où le e-commerçant souhaite les vendre, de synchroniser les ventes sur un même stock et de communiquer avec l’internaute acheteur dans sa langue d’origine. Un peu le Graal, à l'heure où Internet permet à n'importe quel commerce de toucher le monde entier.

WebInterpret apporte une solution clés en main totalement automatisée dans le segment du e-commerce qui connait la plus forte croissance : celui du e-commerce international ou "cross-border trade". WebInterpret rend ainsi l’e-commerce international accessible au plus grand nombre. Grâce à ses innovations en localisation e-commerce via le traitement automatique du langage naturel (Natural Language Processing), la start-up aide les e-commerçants à transformer leurs ventes domestiques en ventes internationales. En avril 2014, plus de 3 000 e-commerçants utilisent sa plateforme pour vendre activement dans plus de 10 pays. La société, basée à Sophia (rue Soutrane à Garbejaïre) compte environ 100 collaborateurs en France, Angleterre, Etats-Unis et Pologne.

Un business model qui s'est adapté à la demande des clients

Mais ce qui est peut-être le plus exemplaire, c'est la façon dont la start-up, accompagnée par l'Incubateur PACA-Est de 2007 à 2009, a pu faire évoluer son modèle. Initialement, en effet, l'idée était de concevoir une plateforme originale de communications multilingues à distance. Avec un téléphone et via une page Internet, l’utilisateur pouvait organiser en quelques clics des conférences calls multilingues. La traduction simultanée était rendue possible grâce à un système breveté de routage des voix sur IP (Internet Protocol). L’interprétation de haut niveau était assurée par une communauté de 700 experts interprètes certifiés, garantissant la qualité des prestations.

C'est sur ce premier business model qu'avait eu lieu en 2009 une première levée de fonds de 1 M€. Le concept répondait bien : il enregistrait de bons contacts avec une bonne transformation en clients. Mais le taux de renouvellement était mauvais, les clients utilisant la plateforme pour des opérations ponctuelles. D'où l'idée de changer le fusil d'épaule et de se positionner sur l'internationalisation des sites d'e-commerce où là, un suivi était nécessaire et les revenus récurrents possibles.

"Après une phase d’amorçage pendant laquelle nous avons pu aligner notre offre sur les besoins des e-commerçants, mettre au point notre modèle économique et roder notre plateforme, cette levée de fonds va nous permettre de profiter pleinement des opportunités engendrées par un segment de marché très dynamique", commente Patrick Smarzynski.

Et Benjamin Cohen d'ajouter que, "grâce à la connaissance des modèles de développement sur Internet de nos deux actionnaires, nous allons continuer à accélérer notre développement". Pour la technopole, qui candidate au label French Tech Côte d'Azur, une occasion de "success story" dans le domaine du numérique...


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