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Sophia : ce que disent les chiffres 2016

Avec 36.300 emplois, 2.230 établissements, une création nette de 1.000 emplois par an et un chiffre d'affaires de plus de 5,5 milliards d'euros, la technopole continue d'afficher un beau dynamisme. C'est ce que révèlent les chiffres 2016 présentés lundi. Des chiffres qui font état également des particularités de ce hub scientifique d'innovation par rapport aux Alpes-Maritimes: 60 % d'entreprises installées depuis moins de 10 ans, des TIC omniprésentes, 7% d'entreprises de plus de 50 personnes contre 1% dans le département…

Toujours debout Sophia. Plus que jamais. "Il y a dix ans on entendait souvent dire Sophia, c'est fini", aime à rappeler Jean Leonetti, président de la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis. Les chiffres 2016, qu'il a présentés lundi dernier en présence du sénateur Marc Daunis et de Jean-Pierre Mascarelli, président délégué du SYMISA (Syndicat Mixte Sophia Antipolis) témoignent du contraire. Avec 36.300 emplois, 2.230 établissements et une création nette de 1.000 emplois par an, la technopole continue d'afficher un beau dynamisme.

La confirmation d'un hub scientifique d'innovation

Un dynamisme qui s'exprime aussi au travers du renouvellement des entreprises. Ainsi 60% d'entre elles sont installées depuis moins de 10 ans. Pour les seules années 2014 et 2015, ce sont 280 entités nouvelles qui ont été comptabilisées.

Une rapide analyse des chiffres qu'a présentés Alexandre Follot, directeur du SYMISA, vient d'autre part confirmer le fait que Sophia reste avant tout un hub scientifique d'innovation. Ainsi l'essentiel des emplois est rattaché à l'innovation scientifique et technique : 20.130 emplois soit 56% du total avec 516 établissements (24% du total) représentant un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros (58%) au total. Confirmation aussi du côté des secteurs d'activité : ce sont bien sûr les TIC qui sont en pointe avec 14.338 emplois à eux seuls soit plus des deux tiers des 20.130 emplois! Des TIC également ultra majoritaires en nombre d'établissement (417 sur les 516) et de chiffre d'affaires (2.369 M€ sur les 3.200).

Mais le secteur "santé-chimie" tient la route avec 2.376 emplois regroupés dans 45 établissements pour 794 M€ de chiffres d'affaires. Quant à l'enseignement supérieur et la recherche, il occupe plus de 3.000 personnes mais, évidemment, ne réalise pas de CA. Une grande partie des autres emplois de la technopole sont occupés par les "services et animation" (services aux entreprises,  services à la personne, animation économique et services publics : 12.552 personnes (35% du total) réparties dans 1.235 établissements pour un chiffre d'affaires de 1.228 M€.

Les particularités de la technopole

Enfin, troisième poste, la catégorie des "Autres professionnels" avec 3.577 personnes (10% du total), dans 407 établissements (19% du total) pour un C.A. de 1.100 M€ (20% du total). Par comparaison, dans les Alpes-Maritimes ce sont plus de 8 entreprises sur 10 qui dépendent du secteur tertiaire (commerce+ services) avec une forte prédominance d'établissements liés aux services. L'une des particularités de Sophia Antipolis.

On retrouve d'ailleurs cette particularité dans le volet "taille des entreprises". Dans le département, 96 % des entreprises sont des TPE, des Très Petites Entreprises de moins de 9 salariés. A Sophia, ce taux descend à 76%, tandis que les établissements de plus de 50 salariés représentent 7% du total (1% à peine dans les Alpes-Maritimes). Sophia se révèle ainsi comme un écosystème complexe de grandes entreprises et de TPE innovantes.

La "conjonction des planètes" appelée à se renforcer

Ce dynamisme qui s'appuie également sur un bouillonnement de start-up innovantes devait encore s'accentuer dans les trois prochaines années soulignent  d'une même voix Jean Leonetti et Marc Daunis. La "conjonction des planètes" va se renforcer avec un "bus tram" qui arrive et sera opérationnel en 2020 et avec le programme d'aménagement 2030 qui se concrétise (ZAC des Clausonnes, Cité du Savoir au Fugueiret, zone des Trois Moulins). Avec aussi une nouveauté de taille. Jusqu'à présent Sophia était réservé à l'immobilier d'entreprises et les programmes de logement ne se faisaient qu'en périphérie. Changement avec Sophia 2030 où l'on cherche désormais à combiner des fonctions de logement, d'enseignement supérieur et de recherche, de R&D, d'accueil d'activités tertiaires, commerciales et de services.

Sophia, dans la version qui se joue désormais, ce ne sera plus seulement des entreprises dans la forêt méditerranéenne, mais, toujours dans le même souci d'une présence renforcée de la nature, un véritable lieu de vie.


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