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Sophia : cette fois le CICA est vendu!

Bâtiment emblématique de la technopole, le Centre international de communication avancé (14.000 m2 répartis entre sept bâtiments) a été cédé par le Conseil Départemental à la foncière privée française Orexim qui va engager de lourds travaux pour le remettre sur le marché de l'immobilier de bureau. Après plusieurs tentatives avortées, la seconde vie du CICA semble désormais bien engagée.

C'est un bâtiment emblématique de Sophia qui change de main : le CICA. Envisagée depuis le début des années 2010, plusieurs fois annoncée et manquée, la vente du Centre International de Communication Avancée de Sophia Antipolis est désormais actée. Ferme. Propriété du Conseil Départemental des Alpes Maritimes, le CICA a été cédée jeudi dernier, à la foncière privée française Orexim suivant une délibération de l'assemblée générale du département. D'une surface globale de 14.000 m2 répartis entre sept bâtiments, ce fut au passage entre les deux siècles, le bâtiment emblématique de la technopole et de tout le high tech azuréen.

A la fin des années 90 et au début des années 2000, en tant que pépinière d'entreprises, le CICA a abrité le mouvement start-up alors au début de son essor. Il a accueilli également EURECOM à son arrivée. L'école d'ingénieurs en systèmes de communication qui est aujourd'hui une référence internationale dans son domaine, y a grandi avant d'avoir son propre bâtiment au sein du Campus SophiaTech. Mais un des gros défauts de ce complexe high tech tenait dans ses coûts d'entretien et de maintenance. Le bâtiment principal, avec sa grande verrière plein sud, était épinglé comme l'un des plus énergétivores de la technopole. De plus, construit à la fin des années 80 dans l'ère Jacques Médecin, le CICA avait beaucoup vieilli et nécessitait une coûteuse remise en état.

Vers la fin de la première décennie 2000, en pleine quête de reconversion, il fut question d'y implanter la CASA, la Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis qui cherchait des locaux. A deux doigts de se faire, la transaction fut finalement abandonnée. Autre projet lancé en 2012 alors que les bâtiments avaient été vidés de leurs occupants : la création d'un "Campus CICA", par le promoteur d'immobilier d'entreprise PERIAL Développement. Assorti d'un investissement de 20 M€, il s'agissait de transformer l'ogre énergétivore en champion des économies d'énergie. La transaction avait été faite alors sous des conditions suspensives de commercialisation. Faute cependant de pouvoir accrocher une "locomotive" (Orange qui cherche d'ailleurs toujours à regrouper ses différents établissements de la technopole s'y était intéressé), l'affaire, qui a longtemps trainé, tomba à l'eau.

Cette fois, la transaction effectuée par le département Investissement Régions de BNP Paribas Real Estate a été concrétisée et la cession a été présentée comme aboutie. Sans conditions suspensives. Orexim, foncière d'immobilier d’entreprise disposant de plus de 600 000 m² sur tout le territoire national, envisage d'engager de lourds travaux de rénovation pour repositionner les locaux sur le marché locatif sophipolitain.

Plus question cependant de couvrir les toits de panneaux photovoltaïques pour viser le BEPOS (Bâtiment à Energie POSitive). L'objectif est de remettre aux normes d'aujourd'hui les sept bâtiments qui seront lancés sur le marché immobilier sophipolitain par plateaux d'un minimum de 500 m2. Les travaux devraient commencer dès l'année prochaine. La seconde vie du CICA semble désormais bien engagée.


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