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Sophia : Galderma, c'est fini aujourd'hui !

La fermeture du centre de recherche et développement en dermatologie intervient aujourd'hui. Après un an d'âpres négociations avec les 550 salariés, une trentaine de personnes restent sans solution. Trois repreneurs assurent le maintien de 210 emplois sur le site (80 pour Nuvisan, 120 pour Syneo et 10 pour Sodexo), près de 150 personnes ont trouvé un autre emploi ou une activité, une quinzaine partent en start-up et environ 80 ont un projet de conversion ou entrent en formation.

C'est fini. Ne parlez plus de Galderma Sophia que comme d'un souvenir et d'un immense gâchis. La fermeture de ce qui fut le plus grand centre de recherche européen en dermatologie est effective aujourd'hui 1er octobre. Elle avait été annoncée comme un coup de tonnerre l'an dernier à la même époque. L'échéance est arrivée. Reste à comptabiliser les pots cassés par Nestlé, la maison mère de Galderma, après une année de négociations "dures" avec les 550 salariés du site de Sophia et les autorités locales. Le géant suisse Nestlé qui, nouveau coup de théâtre, a révélé le 20 septembre dernier la mise en vente de toute la division Nestlé Skin Health consacrée aux soins de la peau et dont Galderma était l'un des plus beaux fleurons.

Où en est la situation des salariés maintenant que les négociations sont terminées ? Vendredi dernier, lors de la présentation des projets d'aménagements de Sophia Antipolis, Jean Leonetti, président de la CASA, avait pu se réjouir du fait que le pire avait été évité : à l'heure de la fermeture, c'est une trentaine de salariés, compte-tenu d'une quinzaine de "retraitables", qui n'a pas de solution. C'est toujours de trop mais évidemment mieux que la lourde menace que laissait planer la suppression de 400 postes sur Sophia Antipolis, Nestlé ne s'étant engagé que sur 150 personnes reprises sur le site sophipolitain.

Il y a une dizaine de jours, quand nous avions fait un premier point avant fermeture (voir l'article "Nestlé-Galderma à Sophia : toute la division Nestlé Skin Health en vente !"), la situation n'était pas encore totalement arrêtée et une centaine de salariés se trouvait encore dans le flou. Notamment, l'un des trois repreneurs, le groupe américain Syneo n'avait pas encore signé et on ne savait pas exactement combien de salariés seraient repris. Ce contrat depuis a été entériné et le CDMO américain Syneo (Contract development and manufacturing organization), l'un des plus important dans ce domaine, s'est engagé dans la reprise de 120 personnes.

Autre repreneur, le groupe allemand Nuvisan, avait déjà lui bouclé son dossier avec la reprise de 80 personnes pour renforcer ses capacités de bioanalyse, d'analyse de données pharmaceutiques et son matériel destiné aux essais cliniques. Quant au troisième repreneur, Sodexo, il avait lui aussi confirmé pour une petite partie : 10 personnes chargées de la maintenance du site. Pour ces salariés qui sont repris, Nestlé assure que le salaire fixe sera maintenu pendant deux ans (la partie variable de 6% pour les techniciens et 8% pour les cadres n'entrant pas cependant apparemment dans l'accord).

Au total, cela fait 210 personnes reprises sur le site sur l'ensemble des 550 postes supprimés dans la technopole. Quelque trente salariés d'autre part ont opté pour partir à Lausanne rejoindre Nestlé Skin Health. Cent postes étaient ouverts mais finalement peu ont opté pour cette solution et aujourd'hui, avec la vente de la division par Nestlé, ceux qui ont choisi de partir doivent se demander si l'offre est "durable".

La solution création d'entreprises pour l'instant ne semble pas avoir attiré beaucoup de monde non plus avec trois ou quatre projets de "spin off" qui ont été lancés autour de la gestion de projet, ou de l'informatique. Ce qui concernerait une quinzaine de personnes. Pour le reste, près de 150 salariés ont déjà trouvé d'autres emplois et signé des contrats en CDI à l'extérieur et 80 autres seraient en phase de conversion ou de formation.

Quant aux laboratoires sophipolitains (plus de 20.000 m2), ils seront occupés pour la moitié de la surface par les repreneurs. Nestlé qui est propriétaire du terrain et des bâtiment aurait de son côté déjà engagé leur mise en vente.


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