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Sophia : Nicox continue de brûler son cash

La biotech sophipolitaine Nicox qui publie aujourd'hui ses résultats financiers pour les neuf premiers mois de l'année 2013 continue de brûler son cash. Avec pour les neuf premiers mois de l'année 2013, elle a enregistré un chiffre d'affaires de €0,3 million (comparé à €7,6 millions pour la même période en 2012, incluant un paiement d'étape versé par Bausch + Lomb) et €13,6 millions de dépenses (frais commerciaux, frais généraux et administratifs, et dépenses de recherche et développement).

Aussi, son trésor de guerre continue -t-il de fondre comme neige au soleil. Au 30 septembre 2013, le Groupe dispose d'une trésorerie et d'équivalents de trésorerie d'un montant de €63,8 millions, contre €77,5 millions au 31 décembre 2012. Une trésorerie qui représente 36% de sa capitalisation boursière. Pour mémoire, NicOx, qui depuis sa création au début des années 2000 a levé 393 M€ selon la société (et non plus de 600 M€ comme le chiffre a circulé), disposait encore d'une trésorerie de 96,2 millions d'euros fin septembre 2011, il y a deux ans.

A l'occasion de cette publication, Michele Garufi, Pdg, a fait le point sur les activités et la transformation de Nicox en société commerciale spécialisée en ophtalmologie. "Au cours du troisième trimestre de l'année 2013, nous avons continué à renforcer notre organisation commerciale dans les cinq principaux marchés européens. Dans ces pays, nous prévoyons de mettre sur le marché AdenoPlus®, notre premier dispositif médical de diagnostic pris en licence auprès de RPS®, de même qu'une gamme de produits oculaires provenant d'un partenaire européen". Au Etats-Unis également est préparé  la mise sur le marché de son deuxième dispositif médical de diagnostic d'ici fin 2013.

Mais on notera surtout quelques désengagements. Bausch + Lomb a renoncé à son option de développement portant sur d'autres composés donneurs d'oxyde nitrique au stade préclinique, même s'il reste engagé dans le développement du latanaprostène bunod. En septembre 2013, les sociétés Nicox et Grupo Ferrer Internacional S.A. ("Ferrer"), une filiale de Ferrer Grupo, ont mis fin à l'accord d'option qu'elles avaient conclu en mars 2011 (une option sur les droits de co-commercialisation du naproxcinod en Espagne et en Allemagne et sur les droits de commercialisation exclusifs en Grèce et au Portugal). Rien de bien rassurant.

Aussi une lancinante question reste posée : à ce rythme, combien de temps NicOx pourra-t-il encore tenir avec sa trésorerie ?

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