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Sophia : un Club Sophie Laffitte autour des relations France-Russie

Alors que les relations entre la France et la Russie traversent une période agitée, créer une plateforme d'échange entre les entrepreneurs azuréens et les industriels russes autour des nouvelles technologies : c'est ce que propose Dominique Fache. Ancien président de la Fondation Sophia Antipolis, celui qui fut l'un des pionniers de la technopole aux côtés de Pierre Laffitte lance ainsi le Club Sophie Laffitte. Et il donne rendez-vous à tous ceux qui seraient intéressés par ce projet pour l'assemblée constitutive, le samedi 5 mai à 9h30 à l'hôtel Omega de Sophia Antipolis à quelques pas de la place Sophie Laffitte, le cœur de la technopole.

Sophie Laffitte, née Sofia Grigorievna Glikman-Toumarkine

Le nom que Dominique Fache a retenu pour le club, celui de la première épouse de Pierre Laffitte, le fondateur de la technopole, est en lui-même symbolique. Décédée en 1979, cette brillante femme de lettres et universitaire, était née Sofia Grigorievna Glikman-Toumarkine en 1905 à Saint Pétersbourg. Elle fut d'ailleurs le professeur de russe de Dominique Fache et, durant toute sa vie, comme écrivain, professeur et traductrice, elle a contribué à établir un pont entre la littérature russe et la France.

Pourquoi ce club ? "Une fois retombée la fièvre médiatique des diverses élections, il faut s’attacher à reconstruire pas à pas les ponts souvent trop vite coupés", explique Dominique Fache. "La Russie est un grand pays par ses ressources et surtout par son peuple, son histoire, sa culture et son savoir. Ses liens avec l’Europe et la France sont anciens, durables, historiques, dans le conscient et l’inconscient des nations et des deux côtés."

"Des entrepreneurs de Sophia discutant de nouvelles technologies avec des industriels russes"

"La Cote d’Azur, terre d’accueil depuis longtemps de plusieurs générations de familles russes, se transforme en Silicon vallée de l’Europe. Aussi il m’a paru opportun d’essayer, en dehors des débats politiques ou diplomatiques, de lancer une initiative de dialogue intégrant la tradition des liens entre la France et la Russie sur notre terre et la modernité de la transformation de l’économie nouvelle incarnée par Sophia Antipolis."

"Acteur aux côtés de Pierre Laffitte de la création de Sophia pendant près de 20 ans, puis pionnier de la présence en Russie de notre industrie (Schlumberger puis ENEL), je mesure tous les jours le danger de l’escalade des sanctions", poursuit Dominique Fache. "En créant une plateforme d’échanges, le Club Sophie Laffitte, il s’agit d’inverser la tendance et de favoriser la compréhension entre des acteurs qui sont proches et même parfois voisins mais qui n’ont guère d’occasion de se connaitre et d’aller plus loin."

"Des entrepreneurs de Sophia discutant de nouvelles technologies avec des industriels russes qui remplissent le vol quotidien d’Aeroflot pour Nice, voilà une vraie alternative aux sanctions qui comme chacun sait sont inopérantes car par définition sanctionner des technologies qui n’existent pas encore est parfaitement illusoire. Ce club ouvert sera gouverné par des principes d’initiative et de tolérance, ainsi que de réciprocité. Hors la bureaucratie des institutions, il se veut un outil souple de dialogue et d’action en particulier dans le domaine de l’innovation et de l’économie nouvelle."

Et de conclure : "si vous vous reconnaissez dans ces quelques principes et vous sentez en phase avec cette initiative, rejoignez-nous pour la première réunion constitutive du Club Sophie Laffitte".

  • Samedi 5 mai, 9h30, Hôtel Omega Sophia Antipolis. Participation à confirmer par mail dominiquefache@wanadoo.fr.

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