ShareThis

Symphony : une levée de 67 millions de dollars qui intéresse Sophia

La start-up de messagerie professionnelle cryptée, basée à Palo Alto, a annoncé ce matin une levée de fonds de 67 millions de dollars. Une belle opération qui intéresse aussi la technopole : fondée par le Français David Gurlé, la société californienne y a ouvert en janvier un centre de Recherche et Développement et compte embaucher cette année 30 ingénieurs. Des ambitions de développement à partir de la France pour lesquelles elle a désormais les moyens.

C'est une levée de fonds de 67 millions de dollars réussie aux Etats-Unis qui intéresse cependant grandement Sophia Antipolis : Symphony, la start-up de messagerie professionnelle cryptée qui a réussi cette superbe levée de fonds auprès de plusieurs investisseurs, a désormais un pied dans la technopole. Elle avait annoncé en janvier l'ouverture d'un centre de recherche et développement autour plus particulièrement de l'Intelligence Artificielle. Installée dans le centre d'affaires Pearl Partner (route des Lucioles), la société américaine compte embaucher une trentaine d'ingénieurs d'ici la fin de l'année (à terme une centaine sur son centre sophipolitain). (Photo @DR).

Une des rares "licornes" fondée par un Français aux Etats-Unis

Fondée en 2014 à Palo Alto dans le nord de la Silicon Valley par le Français David Gurlé, elle est montée très vite. Elle emploie aujourd'hui plus de 240 personnes, totalise déjà 271 clients, 303 000 utilisateurs et connaît une croissance à trois chiffres. C'est une des rares "licornes" (société non cotée dont la valeur potentielle dépasse le milliard de dollars) lancée par un Français aux Etats-Unis.

David Gurlé, qui a fait le choix de Sophia pour de nouveaux développements n'est, quant à lui, pas étranger à la Côte d'Azur : il suivi les cours du lycée à Carnot à Cannes avant de partir à Paris pour Math Sup. Sa carrière a débuté également en France avec un passage chez France Telecom, puis à l’ETSI, l’institut européen des normes de télécommunication…basé à Sophia Antipolis. Ce n'est qu'à partir de 1997 qu'il est parti travailler à l'étranger.

Une start-up basée sur le critère de la confidentialité

Et c'est aux Etats-Unis, après avoir travaillé dans de grandes sociétés comme Skype, Reuters ou Microsoft, qu'il décide en 2014 de créer son entreprise. Il la fonde alors autour d'un critère qui, aujourd'hui, fait plus que jamais sens : la confidentialité. La technologie qu'il développe permet de crypter les messages avec une clef numérique de bout en bout de la chaîne de communication. De la sortie de l'ordinateur jusqu'à réception, les données restent encryptées, avec des clés d'encryptage séparées des canaux de communication et détenues dans un coffre-fort digital.

Sa solution "coûte 100 fois moins cher aux entreprises que celles proposées par les acteurs historiques comme Bloomberg", relève le site Challenges.fr. Ce qui explique que "la plupart des grandes banques mondiales l'ont adoptée, suivies d'autres secteurs où la protection de l'information est sensible, comme les agences gouvernementales, la santé, les avocats." Quant au retour de David Gurlé sur la France, toujours selon Challenge.fr, il vient de "sa rencontre dans la Silicon Valley, en 2015, avec Emmanuel Macron". Cette rencontre, "avant même que celui-ci n'affiche ses ambitions présidentielles, l'a convaincu de regarder du côté de la France pour assurer le développement de Symphony".

Les moyens de nouveaux développements à partir de la France

Un développement à partir de la France pour lequel il vient de se donner des moyens avec cette nouvelle levée de fonds assurée par Bpifrance, la banque Barclays, CLSA (banque d'investissement basée à Hong Kong), et les investisseurs déjà présents (dont BNP Paribas, Société Générale, Natixis et HSBC). Au total, depuis sa création, la start-up aura récolté plus de 300 millions de dollars.


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011