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Technopole du Yachting : Sophia OK sur le principe

Assurer un débouché sur la mer aux technologies développées à Sophia Antipolis et les aider à aborder le marché du yachting en Méditerranée : c'est le pari d'une technopole du yachting, intégrée dans le projet Port Vauban 21 de la CCI Nice Côte d'Azur. Un pari dont l'esprit a été présenté aux acteurs de Sophia sur le site du port Vauban. Reste maintenant à connaître la forme que prendrait cette technopole sur mer

D'un côté le monde digital qui s'invente à Sophia Antipolis; de l'autre le monde de la mer qui se concentre sur la Côte d'Azur avec tous ces yachts incroyables : les deux activités, qu'une vingtaine de kilomètres séparent, ont vocation à se rapprocher et à se fertiliser l'une l'autre. D'où l'idée de rapprocher les deux ensembles économiques : les 2.500 entreprises, 38.000 emplois et 5,6 milliards € de CA qu'annonce Sophia côté terre, avec côté mer, les 1078 établissements, 3.300 emplois et 1.609 M€ de CA de la filière nautique azuréenne.

Des synergies mer-techno intégrées dans le projet Vauban 21

Une idée qui, on s'en doute, n'est pas nouvelle. Une passerelle de ce type a déjà été lancée, voilà quatorze ans, par Antoine Perry, past président de Telecom Valley. En fondant SeaSatCom, dont le siège est d'ailleurs est resté à Sophia, cet ancien secrétaire général d'Eurecom puis DAF de Monaco Telecom a mis la R&D de la technopole au service du yachting à travers un concept de Smart Yacht connecté. Et ça marche fort!

Cette idée de jouer les synergies entre les mondes de la mer et des technos a aussi été intégrée dans le Projet Vauban 21 qu'a engagé la CCI Nice Côte d'Azur début 2017. Alors que la transition digitale s'accélère dans tous les domaines, Sophia, désormais lancé à fond dans la mobilité avec l'automotive, peut en effet largement contribuer à atteindre le but assigné au projet : faire du port d'Antibes la référence méditerranéenne des ports du 3ème millénaire. Pour mieux assurer cette connexion, il a aussi été prévu la construction d'un Campus du Yachting qui intégrerait des plateformes de formation, de recherche et de services, tandis que l’émergence d’une "Technopole du Yachting" avec Sophia est envisagé.

Les acteurs de Sophia intéressés

Désormais sur la route, le projet Vauban 21 (135 M€ d'investissement) aborde le volet technopole du yachting en concertation avec la CASA (Communauté d'Agglomération Sophia Antipolis). C'est dans ce contexte qu'était organisée vendredi dernier, une table ronde réunissant les entreprises et porteurs de projets de Sophia sur le Bastion Saint Jaume, au cœur du Port Vauban et en pleine ambiance marine des Voiles d'Antibes. Réunion ouverte par Jean Leonetti, président de la CASA et Jean-Pierre Savarino, président de la CCI Nice Côte d'Azur.

L'occasion de s'assurer que du côté sophipolitain, les principaux acteurs sont intéressés. Que ce soit à la tribune Philippe Bardey, président d'Acri, Antoine Perry (Seasatcom), Amar Bouali (directeur d'Inria Tech), Emmanuel Souraud (SmartServiceConnect), tous ont entrevu de nombreuses potentialités. Exemple avec la start-up Smart Service Connect, qui a développé une solution permettant de relier propriétaires, syndics et prestataires pour le secteur de l'immobilier. Une solution qui pourrait également gérer et optimiser la relation client dans les ports. Un marché supplémentaire.

Autre signe d'intérêt : on notait dans l'assistance la présence aussi bien de Gilles Floyrac, président d'Amadeus, que de David Simplot, directeur d'Inria Sophia, de Frédéric André, président de Sophia Club Entreprises, Frédéric Bossard et Frank Lavagna, co-présidents de Telecom Valley, et bien d'autres. Une grande délégation!

Reste à définir la forme que prendra la technopole du yachting

La technopole de la mer, aussi, Sophia est preneur. Mais pour l'instant, si c'est OK pour le principe, ses formes restent encore floues. Et les acteurs sophipolitains sont de ce côté-là restés sur leur faim. Pour Jacques Lesieur, qui porte les deux casquettes de directeur général du Port Vauban et de la CCI Nice Côte d'Azur, cette première réunion visait d'abord deux objectifs : montrer que le projet était parti et faire en sorte que les acteurs commencent à se parler autour de ce sujet. "Nous en sommes actuellement au stade de l'avant-projet sommaire qui doit être validé par les actionnaires, puis proposé au maire d'Antibes, l'autorité de délégation. Mais cet automne nous serons en mesure de présenter le projet au public".

"Aujourd'hui, c'est l'esprit du projet que l'on a cherché à mettre en avant. Nous voulons faire des espaces de co-working, de formation, de vie qui puisse assurer cette fertilisation croisée qui a réussi à Sophia Antipolis. Des exemples existent dans le monde comme OneOcean à Barcelone avec des espaces pour le personnel qui travaille dans le port, pour les start-up, les jeunes en formation et les habitants. Sur le port Galice, nous envisageons 3.000 m2 pour le co-working et la formation. Sur le port Vauban, il s'agirait d'espace de vie, de fertilisation."

A la tribune de gauche à droite : Etienne Delhaye (Sophia Club Entreprises), Jacques Lesieur, Philiippe Bardey, Antoine Perry, Emmanuel Sourault, Amar Bouali et Philippe Prost (architecte du projet).

Les acteurs de Sophia et du yachting azuréen, réunis sous un chapiteau au pied de la grande statue du Nomade et au coeur même de la manifestation des Voiles d'Antibes.


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