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Thales Alenia Space met l'espace au service des Objets connectés

Le constructeur cannois a été sélectionnés pour développer la constellation de 20 nanosatellites Kineis, destinée aux objets connectés. Une sélection qui le positionne comme un acteur majeur dans ce domaine et plus globalement dans le "new space" où il doit faire face à de nouveaux acteurs du spatial qui fabriquent des microsatellites moins chers.

Une bonne nouvelle pour Thales Alenia Space en ouverture de la World Satellite Business Week à Paris qui s'ouvre aujourd'hui lundi (jusqu'au 14 septembre) et à laquelle le groupe participe : le constructeur de satellites cannois a été sélectionné par CLS (Collecte Localisation Satellites), filiale du CNES (Centre national d'études spatiales) pour développer la constellation de nanosatellites Kineis, destinée aux objets connectés. Une sélection qui, pour Thales Alenia Space vient conforter l'offre qu'il monte en réponse aux nouveaux besoins du marché et célèbre son entrée comme acteur majeur dans le domaine des objets connectés et, plus globalement dans celui du "new space". (Photo @DR, illustration Kineis)

Une technologie de communication développée pour les objets connectés

La connectivité Kinéis s’appuie sur une nouvelle constellation satellitaire innovante, constituée de 20 nanosatellites, basée sur une technologie de communication inédite, développée sur mesure pour les objets connectés. CLS a confié le développement de cette constellation à Thales Alenia Space pour la maîtrise d’oeuvre du système complet et qui s’appuiera sur Nexeya pour la fabrication des plates-formes des nanosatellites et sur Syrlinks pour son support dans la conception et la construction de l’instrument.

Pionnier dans le domaine des constellations et partie prenante de la transformation du marché du spatial, Thales Alenia Space a déjà annoncé en mars 2018 sa prise de participation dans la société américaine Spaceflight Industries pour la fabrication de petits satellites à haute performance et à faible coût, commençant par les satellites d'observation de la constellation BlackSky qui présentent un taux de revisites élevé. En parallèle, TAS offre aujourd’hui le système VHTS bord et sol qu'il présente comme le plus flexible du marché et adapté à la demande croissante des opérateurs en terme de connectivité. Le groupe livre également en orbite la constellation Iridium NEXT et poursuit le développement de Stratobus, dirigeable stratosphérique autonome destiné à compléter les applications satellitaires.

Pour faire face à l’évolution du secteur spatial au cœur de la transformation digitale, le groupe automatise d'autre part ses lignes de productions et introduit de la robotique/cobotique industrielle sur ses sites, fait évoluer sa politique produit, repense la gestion de la supply chain, noue des partenariats avec des start up et des universités et renforce son offre globale systèmes satellitaires et services associés au sein de la Space Alliance qu’elle forme avec Telespazio (Leonardo 67 %, Thales 33 %). Dans cet esprit, pour familiariser les ingénieurs du groupe aux nouvelles technologies, le constructeur spatial a ouvert deux Fab Lab, à Toulouse et à Rome, et prévoit d'en ouvrir un troisième à Cannes l'an prochain. Le spatial lui aussi en disruption !


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