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Universités : l'UNS reste au Top 500 du classement 2017 de Shanghai

L'Université Nice Sophia fait toujours partie des 500 meilleures universités mondiales dans le classement 2017 de Shanghai établi à partir de 17.000 établissements répertoriés. Pour son ancienne présidente Fédérique Vidal, aujourd'hui ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur, la France se maintient dans le Top 500, mais elle pourrait améliorer ses positions par la prise en compte des COMUE (Communautés d'universités et établissements) comme la nouvelle Université Côte d'Azur (UCA).

La France a légèrement reculé dans le classement de Shanghai 2017 qui sélectionne 500 établissements d’enseignement supérieur parmi les 17.000 universités répertoriées dans le monde. Publié mardi, ce classement qui fait référence positionne la France en 6ème position (même place que l'an dernier), mais en 8ème position dans son Top 100 (elle était 7ème l'an dernier). L'Université Nice Sophia, quant à elle, garde sa place dans le Top 500 alors que la concurrence dans les universités mondiales s'accroît d'année en année. L'UNS s'y trouve dans la partie 401-500, en compagnie de Mines ParisTech et Polytechnique ce qui, au niveau national, la classe dans les 20 meilleures universités françaises.

Un classement dominé par les Etats-Unis

Ce classement reste largement dominé par les Etats-Unis. Dans le Top 100, sa partie la plus en vue, figurent 48 universités américaines. Près de la moitié. Le Royaume Uni (neuf universités), l'Australie (six), la Suisse (cinq), les Pays-Bas, le Canada et l'Allemagne (quatre chacun) devancent la France avec trois universités (Pierre et Marie Curie, Paris Sud et l'ENS). Quant au podium, il est occupé par Harvard devant Standford et Cambridge, troisième mondiale et première université européenne, qui a progressé d'une place par rapport à 2016 et a éjecté Berkeley l'américaine de la troisième marche.

Dans le Top 500, la France conserve cependant sa sixième place avec 20 établissements (deux de moins que l'an dernier). Bien loin du premier, les Etats-Unis (135 universités), elle est devancée par la Chine, le Royaume-Uni, l'Australie et l'Allemagne. On notera également les bonnes places des universités Aix-Marseille, Strasbourg et Paris Diderot dans la partie 101-150, en lisière du Top 100.

Les aspects positifs pour la France du classement 2017

Dans un communiqué, Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche (et ancienne présidente de l'Université Nice Sophia) n'a pas cherché, comme parfois les années précédentes, à mettre en cause les critères du classement. "Le classement de Shanghai", note-elle en introduction, "fait partie des 5 classements de référence identifiés par l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (I.G.A.E.N.R.) et de l’inspection générale des finances (I.G.F.) dans leur récent rapport consacré à La prise en compte des classements internationaux dans les politiques de site".

Elle préfère insister sur les aspects positifs de cette édition 2017. "Au sein du top 100, la position des universités françaises s’améliore : si l’Université Pierre et Marie Curie, premier établissement français classé, perd une place, elle demeure 40e ; l’Université Paris Sud gagne 5 places, se hissant au 41e rang ; quant à l’Ecole normale supérieure de Paris, elle progresse nettement pour se placer à la 69e place (+18 par rapport à 2016).

"Dans le même temps, deux établissements qui figuraient dans le top 400 progressent et entrent désormais dans le top 300 : il s’agit de l’université de Montpellier et de l’Ecole normale supérieure de Lyon.

Enfin, l’université Paris Sorbonne et l’Université Versailles Saint Quentin, qui étaient entrées dans le top 500 lors de l’édition 2016 n’y figurent plus, mais font partie de la liste complémentaire des 300 établissements classés entre la 500e et la 800e place".

Frédérique Vidal : prendre en compte les nouveaux regroupements universitaires

La ministre regrette cependant que les regroupements d'universités, les COMUE (Communautés d'universités et établissements) comme la nouvelle Université Côte d'Azur (UCA) ne puissent pas encore être pris en compte. "Il est toutefois nécessaire que ces classements puissent refléter fidèlement la nouvelle organisation de l’enseignement supérieur français : ainsi, les grandes universités de recherche qui émergent actuellement à partir de regroupements universitaires ne figurent pas dans l’immense majorité des classements, à la différence de leurs membres.

"Comme proposé par la mission d’inspection", souligne le communiqué, "Frédérique Vidal souhaite que le ministère accompagne les démarches qu’engageront les nouvelles grandes universités de recherche qui le souhaitent tout comme leurs membres, afin qu’elles puissent désormais être considérées, en France comme à l’étranger, comme des universités à part entière et figurer ainsi dans les classements internationaux.

L’ensemble des simulations réalisées, y compris par les auteurs des classements eux-mêmes, montrent en effet qu’une prise en compte de ces nouveaux établissements devrait améliorer très sensiblement leur classement et refléter ainsi plus fidèlement la position de l’enseignement supérieur français."


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