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Voyages : l'icône Thomas Cook déclarée en faillite !

Plus ancien voyagiste du monde (178 ans), le britannique Thomas Cook a été contraint de se déclarer en faillite ce matin. Une liquidation judiciaire avec effet immédiat pour cette icône du monde du voyage (22.000 salariés, 11 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Un séisme qui touche aussi la Côte d'Azur où le groupe est présent à travers une vingtaine d'agences de voyages.

Un véritable séisme dans le monde du voyage : le tour-opérateur Thomas Cook s'est déclaré en faillite ce matin, lundi, très tôt. Une liquidation judiciaire avec effet immédiat. Le plus ancien voyagiste du monde (178 ans d'existence) n'a en effet pu trouver ce week-end les 200 millions de livres (227 M€) de financement supplémentaire qui lui aurait permis de valider un plan de sauvetage mené avec son premier actionnaire, le chinois Fosun. Ses 600.000 clients en vacances dans le monde (dont une dizaine de milliers français) vont devoir être rapatriés, tandis que les clients ayant déjà payé pour un séjour qu'ils n'ont pas encore engagé, seront remboursés. Vaste opération. (Photo DR : la vitrine d'une des agences cannoises).

Véritable institution, le britannique Thomas Cook compte 22.000 employés dans le monde dont 9.000 au seul Royaume-Uni et porte un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 10 milliards de livres (plus de 11 milliards d'euros).

Sa faillite touche également la Côte d'Azur où le voyagiste est fortement présent à travers une vingtaine d'agences Thomas Cook au professionnalisme reconnu. Elles maillent le territoire azuréen : Nice, Cagnes-sur-mer, Cannes, Grasse, Le Cannet, Mandelieu La Napoule, Menton, Mouans-Sartoux, Mougins, Peymeinade, Roquebrune Cap Martin, Saint-Laurent du Var. En France, Thomas Cook recouvre le TO Jet tours et dispose d'un total de 430 agences de voyages dont 180 en propre. Un mastodonte.

Les causes de ce naufrage ? La concurrence Internet avec des sites internet de voyage à bas prix et la possibilité de construire facilement des voyages sans passer par la case agence, ainsi qu'une frilosité des touristes britanniques inquiets du Brexit et surtout des dettes colossales, qui devenaient de plus en plus ingérables.


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