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Xylella Fastidiosa : alerte rouge dans les Alpes-Maritimes!

Extension du premier foyer découvert à Nice, confirmation d’un nouveau foyer dans les Alpes-Maritimes à Mandelieu et suspicion à Saint-Laurent du Var : la préfecture de Région décide de frapper fort en limitant le mouvement de 200 espèces de végétaux à risque, dans une zone tampon de 10 kilomètres de rayon autour de Saint Isidore à Nice et de Mandelieu (plus de 40 communes concernées). Des mesures qui risquent d'impacter lourdement les entreprises de l’horticulture et du paysage.

Ce que les professionnels de la filière horticole dans les Alpes-Maritimes craignaient est en train d'arriver : la Xylella Fastidiosa, la bactérie tueuse de plantes, s'étend sur le département et, en réaction, des mesures draconiennes commencent à être prises. Ainsi, après le premier cas découvert à Nice Saint-Isidore au début du mois, deux autres massifs de Polygale à feuille de myrte qui se trouvent à proximité se sont révélés également infectés, tandis que deux autres cas viennent d'être identifiés dans d'autres secteurs. L'un voilà deux jours à Mandelieu a été confirmé; le troisième, hier à Saint-Laurent du Var, est en cours d'analyse. Une souche de la bactérie qui, si elle n'attaque pas les oliviers, se révèle très destructrice pour beaucoup de plantes dont le romarin (photo ci-dessus).

Deux zones "tampon" d'un rayon de 10 km

Face à cette expansion géographique du danger, la préfecture de Région a décidé de frapper fort. En application des mesures de lutte visant à éviter l'introduction et la propagation dans l'Union européenne de Xylella Fastidiosa prévues par la Commission Européenne UE, Stéphane Bouillon, préfet de la région PACA, a arrêté hier les mesures à prendre pour ces deux foyers dans un périmètre qui comprend :

  • une zone dite "infectée " de 100m  autour des végétaux contaminés dans laquelle sera opérée une désinsectisation de tous les végétaux et un arrachage des végétaux hôtes,
  • une zone dite "tampon" de 10 km autour de cette zone infectée, dans laquelle les mouvements de végétaux spécifiés (environ 200 espèces de végétaux à risque) sont interdits ou très encadrés par des dérogations délivrées par l’État. La DRAAF examine avec les professionnels concernés les modalités de ces dérogations. La zone tampon mise en place pour le premier foyer de Nice concerne donc 26 communes du département. La zone tampon mise en place pour le deuxième foyer de Mandelieu s'étend sur 13 communes des Alpes maritimes et 4 communes du Var (voir la liste générale dans l'arrêté de la Préfecture).  Une enquête épidémiologique visant à déterminer l'origine des plants de polygale et leur date de plantation est également en cours.  

Une épreuve qui menace l'activité et la survie des professionnels du secteur

"Ces mesures drastiques risquent d’avoir un impact économique pour les entreprises de l’horticulture et du paysage. J’alerte donc l’Etat sur la nécessité d’accompagner les entreprises concernées afin de ne pas mettre en péril l’emploi dans ce secteur", écrit dans un communiqué Eric Ciotti, président du Conseil départemental qui renouvelle l'engagement des Alpes-Maritimes de combattre la prolifération de cette dangereuse bactérie.

"Le Département, en plus de soulager la population des obligations qui lui incomberaient (traitement phytopharmaceutique et arrachage, hors espace public), est au plus près des professionnels pour les aider à surmonter cette épreuve qui menace leur activité et leur survie. De ce fait, nous les accompagnerons notamment à mettre en place les mesures nécessaires à l’obtention des dérogations (site indemne) afin que leur activité ne s’effondre pas."


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