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Wipro NewLogic : la mobilisation des salariés commence à payer

le 22 septembre 2009

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Passé le choc de l'annonce de la fermeture du site, l'appui des pouvoir publics ouvre des pistes. Alors que Wipro adoucit sa position, apparaissent des solutions de reclassement et des projets de redémarrage financés par l'argent de l'aide publique reçue par le groupe indien.

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La délégation des salariés de Wipro (sur la droite) lors de l'entretien avec la Casa. Sur la partie gauche de la photo et de gauche à droite, Claude Serra, sous préfet de Grasse qui conduira le comité stratégique de pilotage, Jean Leonetti, président de la CASA et député maire d'Antibes, et le sénateur Marc Daunis, maire de Valbonne et vice-président délégué au développement économique de la CASA.

 

La mobilisation des salariés de Wipro NewLogic Sophia commence à faire bouger les lignes. Il y a deux semaines encore, la fermeture du site (61 salariés) semblait inéluctable pour le début octobre, et un "licenciement à l'indienne" (sans les accompagnements financiers pratiqués en France) se profilait. Aujourd'hui, la direction de Wipro affiche une attitude plus conciliante alors que l'affaire, depuis un peu plus d'une semaine, est remontée au plan politique. 

 

Jean Leonetti : un message fort sur le site de Sophia

 

Il y a d'abord eu la rencontre, au niveau régional Paca, avec Patrick Allemand, premier vice-président de la région et le sénateur Marc Daunis, maire de Valbonne. Puis les ingénieurs de Wipro ont obtenu le soutien de Christian Estrosi, ministre de l'industrie et des services de Bercy. Hier, c'est Jean Leonetti, président de la CASA (Communauté d'agglomération Sophia Antipolis) accompagné du sénateur Marc Daunis, vice-président délégué au développement économique et du sous-préfet de Grasse Claude Serra qui ont reçu une délégation de salariés de la "fabless" sophipolitaine (entreprise de microélectronique qui conçoit des puces mais ne les fabrique pas elle-même)

 

Jean Leonetti s’est félicité de la prise de position du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, à la fois ferme avec la direction de Wipro et attentif aux projets des salariés. "La colère ne sert à rien si elle n’est pas suivi d’effets" a souligné Jean Leonetti qui attend une clarification rapide autour des engagements pris pour accompagner les salariés. Il estime, par ailleurs, que la fermeté dont ont fait preuve les pouvoirs publics dans cette affaire est un message fort, sur le site de Sophia, adressé à tous ceux qui seraient tentés par des manœuvres indélicates. "A aucun moment nous laisserons tomber les salariés de Sophia Antipolis et la richesse intellectuelle qu’ils représentent" a insisté le président.

 

Le sous-préfet Claude Serra à la tête d'un comité stratégique de pilotage

 

Le sous-préfet Claude Serra a confirmé que l’argent de l’aide publique dont a bénéficié Wipro, quelques jours avant l’annonce de sa délocalisation, sera employé, par le biais d’un fonds de concours, au reclassement des salariés et à la revitalisation du bassin d’emploi. Claude Serra prendra la tête d’un comité stratégique de pilotage qui se réunira jeudi prochain, 24 septembre. Vendredi, Christian Estrosi, avait reçu une délégation de salariés Wipro à l'issue du conseil municipal de Nice. Suite à cet entretien, le ministre de l'industrie avait déclaré que si le site fermait, Wipro devrait aider financièrement à des solutions de substitution à hauteur des 5 millions d’euros d'aide reçus dans le cadre du plan national de relance et encaissés trois jours avant l'annonce de la fermeture.

 

Cette volonté d’être au côté des salariés a été réaffirmée également par le sénateur Marc Daunis qui a confirmé l’intention de l’ensemble des pouvoirs publics, Etat, CASA, Région, d’aider les salariés qui en ont manifesté l’intention, à mener à terme différents projets de relance. Il a précisé également qu’il était prêt à examiner les projets à la lumière des pôles de compétitivité afin de pouvoir croiser les actions. La délégation de Wipro-Newlogic, conduite par Bruno Jechoux, a d'ailleurs rappelé que six projets totalement portés par les salariés étaient en cours, dont deux de plus grande importance, prêts à redémarrer sur "les cendres de l’entreprise".

 

Des projets de redémarrage de l'activité pilotés par les salariés

 

Un autre épisode se jouait hier à Paris. Directeur de Wipro France, Christopha Martinoli, a répondu à la convocation du directeur de cabinet du ministre de l'Industrie Christian Estrosi. Le Figaro, qui fait état de cette entrevue, note que selon Bercy, M. Martinoli a assuré qu'il "déploierait ses meilleurs efforts afin de trouver un repreneur qui puisse poursuivre avec tout ou partie de l'activité et des 61 salariés". Un exemple en ce sens existe d'ailleurs sur Sophia : c'est le cas de "Continental", ex-Siemens VDO, sur le créneau de l'électronique embarquée, dont le site sophipolitain (80 personnes) qui devait être fermé a été repris il y a un an par Altran Technologies. Un site qui, depuis, sous les couleurs de la SSII française connaît un beau développement international.

 

Aussi, passé le choc de l’annonce de la fermeture du site, les salariés se sentent aujourd'hui beaucoup moins seuls et désemparés. L’heure est revenue à un peu plus d'optimisme. A partir de leur mobilisation, ils ont été rejoints par les pouvoirs publics, Etat, région et Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis. Après les doutes, on en est à parler désormais de projets de redémarrage de l’activité pilotés par les salariés. Une question qui ne devrait pas manquer d'être abordée aujourd'hui à l'occasion  du Forum SAME (Sophia Antipolis MicroElectronics) qui s'ouvre ce matin au CICA de Sophia Antipolis, et réunira pendant deux jours les professionnels européens de la microélectronique.

 

 
 
Les réactions
1 . Le Mercredi 23 Septembre 2009 à 09h09 , par Sandra
J'aimerais bien que le Syntec (convention collective d'une majorité des ingés de Sophia) et le gouvernement français clarifient leur position sur cette affaire. Selon le gouvernement et les prises de position nombreuses du Syntec, le report des emplois de l'informatique et métiers associés vers des pays à bas coûts serait inéluctable et permettrait à l'informatique française de rester compétitive.

Alors pourquoi soudainement ce raffut?

L'équation délocalisation = licenciements leur était-elle inconnue? Quelqu'un leur aurait-t-il ouvert les yeux? J'en doute.

Pour 61 ingénieurs sauvés, combien de techniciens et ingénieurs victimes de la mode de la délocalisation dans l'informatique?
 
2 . Le Mardi 22 Septembre 2009 à 07h09 , par NiceRendezVous.FR
Enfin une bonne nouvelle !
En espérant que les pouvoirs publics tiennent leurs engagements jusqu'au bout, ainsi que les représentants de WIPRO.

Bonne journée à tous et bon forum !
NRDV (Nicerendezvous.Fr)

 
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1. J'aimerais bien que le Syntec (convention collective d'une majorité des ingés de Sophia) et le gouvernement français clarifient leur position ...
23/09/2009

2. Enfin une bonne nouvelle ! En espérant que les pouvoirs publics tiennent leurs engagements jusqu'au bout, ainsi que les représentants de WIPRO. Bonne ...
22/09/2009

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