ShareThis

Les horloges atomiques d'Orolia dans les deux premiers satellites Galileo

Les deux premiers satellites du futur système de navigation européen qui doivent être lancés jeudi 20 octobre emporteront les horloges atomiques du groupe Orolia à Sophia Antipolis. Au cœur même du système, ces horloges sont présentées comme les meilleures jamais utilisées pour la navigation, avec une précision d'une seconde sur trois millions d'années !

© Crédit photo : ESA - P. Carril

Actualisé vendredi 21 octobre 07:00. Les deux premiers satellites du futur système de navigation européen vont être lancés jeudi 20 octobre depuis la base européenne de Kourou en Guyane Française (Arianespace a annoncé toutefois le report du lancement d'au moins 24 heures en raison d'une anomalie pendant le chargement en carburant). Ils emportent à leur bord les horloges atomiques du groupe Orolia à Sophia Antipolis. Elles ont été fabriquées par sa filiale Suisse SpectraTime et en partenariat avec Selex Galileo et Astrium.

Valider le segment spatial de Galileo et le segment sol associé

Après le succès des tests des horloges à Rubidium et du Maser à hydrogène passif embarqués sur les satellites expérimentaux GIOVE-A et GIOVE-B, établissant cet ensemble d’horloges atomiques spatiales comme étant le plus stable au monde, deux premiers satellites opérationnels vont être lancés afin de valider le segment spatial de Galileo et le segment sol associé.

Les deux premiers satellites qui seront suivis par deux autres en 2012, embarquent à leur bord les meilleures horloges atomiques jamais utilisées dans la navigation, d'une précision d'une seconde sur trois millions d'années. "Pour donner un point de comparaison, nos horloges sont 10 millions de fois plus précises qu’une montre à quartz", explique Jean-Yves Courtois, PDG du groupe. Elles ne dévient pas de plus d’un milliardième de seconde par jour.

Les horloges atomiques, le cœur du système

Une extrême précision qui a son importance. Une mesure précise du temps est en effet primordiale dans la navigation par satellite. Les horloges émettent un signal indiquant leur localisation sur orbite ainsi que le moment exact où leur signal est émis. Le signal voyageant à la vitesse de la lumière, il suffit de calculer le temps qui s'est écoulé entre son émission et sa réception pour en déduire la distance parcouru. En croisant les mesures reçues de plusieurs satellites --quatre au minimum-- par triangulation, l'utilisateur au sol connaît ainsi sa position, son cap, sa vitesse…

Un leadership mondial dans le domaine de la navigation par satellites

Chaque satellite de la constellation Galileo comportera quatre horloges atomiques par satellite : deux actives, et deux de secours. Un marché important pour Orolia. D’ici quelques années, le groupe devrait être la première société au monde pour le nombre d’horloges atomiques actives dans l’espace dont 72 pour le système Galileo.

Pour aller plus loin : "Horloges au rubidium"


Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011