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Cannes : STP-Rail (ex-CLBI) de nouveau en difficulté

Jean-Pierre Largillet, le 19 mars 2008

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Spécialisée dans la maintenance ferroviaire, l'entreprise est en cessation de paiement depuis le 13 mars. Hier le Tribunal de commerce, qui devait statuer, a remis sa décision au 22 avril. Pdg, Didier Provost accuse la Sncf qui ne pas livrerait pas toutes les pièces détachées nécessaires à l'entretien des trains.

"C'est quand même un paradoxe de voir que des entreprises étatiques coulent des entreprises privées", s'est exclamé hier le patron de STP-Rail de Cannes, Didier Provost, à la suite de l'audience du Tribunal de commerce de Cannes qui s'est tenue en début d'après-midi pour constater la cessation de paiement de l'entreprise. Pour Didier Provost qui a repris en février 2006, ce qui était alors la CLBI (Cannes La Bocca Industries) en règlement judiciaire alors depuis six mois, les nouvelles difficultés proviennent de son principal client, la Sncf.

 

L'entreprise industrielle cannoise qui, lors de la reprise, avait été rebaptisée STP-Rail, est spécialisée dans la maintenance de matériel ferroviaire. Elle travaille essentiellement pour la la RATP et la Sncf. A cette dernière, il est reproché de ne pas livrer toutes les pièces détachées nécessaires à l'entretien des trains, plus particulièrement des trains Corail (la Sncf aurait reconnu une "pénurie de pièces détachées"). D'où un blocage de la production et du règlement du prix des travaux avec à la clé un trou de trésorerie qui atteindrait aujourd'hui 2,5 millions d'euros.

 

La STP-Rail avec ses 250 salariés se retrouve donc de nouveau sur le fil. Elle a été ainsi mise en cessation de paiement dès le jeudi 13 mars. Le Tribunal de commerce avait à statuer sur son sort hier mardi 18 mars en début d'après-midi, tandis qu'environ 150 salariés manifestaient leur inquiétude dans les rues de Cannes.

 

Les magistrats n'ont cependant pas tranché dans l'immédiat. Ils ont remis leur décision au 22 avril prochain. Le temps que le juge enquêteur qui a été nommé puisse faire le point sur la situation de l'entreprise et que les négociations qui ont été entamées entre STP-Rail avec la Sncf et le préfet des Alpes-Maritimes puissent être menées à terme. La survie d'une des plus anciennes entreprises industrielles azuréennes (elle a fêté récemment ses 80 ans) et l'emploi de 250 salariés sont en jeu.

 

 

 
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