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TELECOM ParisTech EURECOM à Sophia : un incubateur pour les TIC

Jean-Pierre Largillet, le 19 novembre 2009

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Installé au CICA depuis 2006, l'incubateur des grandes écoles françaises a déjà accompagné une cinquantaine de projets sur la technopole. Directeur de la Délégation aux Relations Entreprises et Entreprenariat, Henri Pironin continue de renforcer l'aide aux porteurs de projet dans un dispositif désormais élargi aux douze écoles de ParisTech.

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De gauche à droite : Patricia Braun, Henri Pironin, Pascal Duyck (INPI), Ulrich Finger (directeur d'EURECOM) et Martine Clemente (déléguée régionale INPI), lors de la signature de convention entre l'incubateur et l'INPI au CICA de Sophia Antipolis.

 

Avec TELECOM ParisTech EURECOM Entrepreneur, c'est le plus important incubateur des grandes écoles françaises avec près de 200 projets soutenus et plus de 1.000 emplois créés qui est présent à Sophia Antipolis. L'aventure a commencé voilà dix ans à Paris. En ouvrant Telecom ParisTech Entrepreneurs, un département dédié, Telecom ParisTech avait été l’une des premières écoles d’ingénieurs à se doter d’un dispositif complet d’aide à la création d’entreprise pour accompagner les projets innovants à fort potentiel dans le domaine des TIC.

 

Une réussite qui s'est manifestée par la duplication du dispositif à Sophia Antipolis voilà 3 ans. Sur la technopole, l'implantation s'est faite en se rapprochant de la filiale EURECOM et a donné naissance à l’incubateur. Tous deux, l'incubateur de Sophia Antipolis comme celui de Paris, viennent soutenir les créateurs dans la logistique, l’hébergement mais aussi et surtout l’accompagnement individuel. Ils donnent la priorité aux projets dont l’un des fondateurs est diplômé de Telecom ParisTech ou l’une des écoles de ParisTech.

 

Venu récemment à Sophia Antipolis signer un partenariat entre l'incubateur et l'INPI Sophia, Henri Pironin, Directeur de la Délégation aux Relations Entreprises et Entreprenariat, n'a pas manqué de rappeler l'objectif. "Il s'agit toujours de donner l'envie d'entreprendre aux jeunes étudiants, tout comme aux chercheurs, au personnel et aux enseignants des écoles de ParisTech. Aujourd'hui, nous cherchons à renforcer l'aide et l'accompagnement pour les porteurs de projets. Le partenariat avec l'INPI en donne un exemple. Il s'agit de placer très tôt les questions de propriété industrielles dans la réflexion stratégique d'un porteur de projet. L'INPI, vient ainsi renforcer le dispositif que l'on met autour des créateurs. Mais il y a d'autres partenaires à faire entrer."

 

Au CICA de Sophia Antipolis, le dispositif fonctionne avec Bénédicte Duret, chargée de mission, et Patricia Braun, fondatrice du cabinet APRIM Consultant. Les diverses missions recouvrent toutes les étapes de la création d'entreprises innovantes : accompagnement individualisé mensuel avec intervention d’experts, formations, relation étroite avec les laboratoires de l’école, rencontres mensuelles entre entrepreneurs, petits déjeuners thématiques trimestriels, montage de dossier de financement investisseurs spécialisés dans les TIC. Son succès, comme à Paris, tient aussi dans sa capacité à mobiliser et fédérer des partenaires prestigieux, aussi bien public (l’Europe via les fonds FEDER, le Conseil Général des Alpes Maritimes) que privés (le cabinet Deloitte, l’INPI et le cabinet Capstan).

 

TELECOM ParisTech EURECOM abrite constamment entre 15 et 18 projets en cours d'incubation (ce passage ne peut excéder deux ans). Depuis l'ouverture de l'incubateur en 2006, ce sont ainsi une cinquantaine de porteurs de projets qui ont été accompagnés ou sont en cours d'accompagnement. Quant au "recrutement", il devrait continuer à s'élargir avec l’ouverture de l’incubateur aux diplômés des 12 écoles de ParisTech (XPont, Mines, etc.). De quoi trouver encore plus de bons projets et d'assurer la sortie de nouvelles "pépites" pour l'économie azuréenne.

 

 
 
Les réactions
1 . Le Vendredi 27 Novembre 2009 à 15h11 , par Irfan Ghauri
Une politique d'innovation ne marche pas si nous mettons pas a son centre les professeurs et les chercheurs, les seuls capables de trouver des idees qui vont devenir des entreprises de demain. Pour cela il faut une grande liberte pour les professeurs, qu'ils puissent faire ce qu'ils veulent une fois ils ont remplie leurs obligations de formation aux eleves. Aussi, il faut faire en sorte qu'ils puissent personnellement tirer le principal benefice de la creation d'entreprise et non pas l'ecole/centre de recherche(une politique d'interessement). Sans cela ils n'ont aucun initiative pour creer des entreprises (startups).


 
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