Publié le 5 avril, 2007 - 07:30 par Jean-Pierre Largillet - Vu 426 fois
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Une jeune pousse de Sophia Antipolis devrait permettre le retour de la France sur le marché de la neurostimulation et contribuer à la lutte contre les surdités sévères et profondes. Il s'agit de Neurelec. Ce nouvel acteur sur le marché des prothèses auditives vient bousculer la donne avec son projet Neurocom. Il s'agit d'un projet très ambitieux. Il est labellisé par deux Pôles de Compétitivité : le pole "Solutions Communicantes Sécurisées" (SCS) et "Orpheme"(pole santé). Neurocom, de plus, vient d'être validé par la DGE (Direction générale des entreprises), avec à la clé 45% du financement apporté, soit 5 millions deuros, dont 4 millions pour les PME partenaires de lopération, ce qui est un ratio exceptionnel.
Réhabiliter les surdités sévères et profondes par la technologie
Créée en 2006, Neurelec n'est pas sortie de nulle part. Elle est la filiale du groupe MXM, présent sur le marché français des prothèses auditives depuis 1977. Spécialisée dans la neurostimulation, cette filiale s'est donnée pour vocation de réhabiliter les surdités sévères et profondes chez lenfant et ladulte par la stimulation du nerf auditif. Pour atteindre cet objectif, elle a tout misé sur linnovation et lapport de technologie.
Les appareils auditifs traditionnels ne résistent pas à l'eau. Ils sont trop visibles et représentent un handicap esthétique indéniable. Ils rencontrent des problèmes dintelligibilité dans des environnements bruyants. Leur poids est trop important pour les enfants. C'est pourquoi Neurelec a décidé de développer un système tout implantable sous la peau. La première étape consiste à ne porter plus quun microphone discret sur loreille qui envoie les sons par ondes radio à une puce microélectronique placée sous la peau. La deuxième étape est de passer dici 3 ans à une version tout implantable, donc invisible à lil nu.
Le tout implantable aura plusieurs avantages. Au-delà de sa discrétion, il permettra une réduction de la maintenance, liée à la fragilité des appareillages externes (transpiration, eau, casse ). Il évitera la déformation de loreille chez lenfant (lié au poids). Il pourra être mis en place à partir dun an chez lenfant, ce qui permettra une neurostimulation très tôt et donc une amélioration des résultats auditifs des petits patients.
L'aide des pôles de compétitivité SCS et Orpheme
Sur ce chemin de l'innovation, Neurelec a pu bénéficier de la dynamique des pôles de compétitivité. "Sans le Pôle SCS, nous ny serions pas arrivés. Ils nous ont aidé à formaliser et à rédiger ce projet. Ils ont lancé des études de marché et nous ont aidé à trouver des partenaires et à nous mettre en cohérence. Alors que nous navions pas les moyens humains pour gérer tout cela, Olivier Chavrier, expert auprès du Pôle et Georges Falessi, Directeur Projets, nous ont assisté tout au long du projet", précise Olivier Le Caharec, Directeur R&D de Neurelec. "Le Professeur Jacques Magnan, spécialiste en otoneurologie, reconnu mondialement, nous a également beaucoup aidé en pratiquant des tests in-vivo à lHôpital Nord de Marseille et en validant le projet au niveau crédibilité scientifique" ajoute Laurent Badih, DG de Neurelec.
Les financements obtenus permettront maintenant de développer la technologie de neurostimulation. Une innovation qui pourrait dépasser le seul champ de la surdité. Elle devrait déboucher d'ici 20 ans, sur d'autres implants dans le corps humains, et permettre de lutter plus efficacement contre la maladie de Parkinson, la paraplégie, ou encore lincontinence.
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