ShareThis

Jean-Pierre Henry, élu (à l'arrachée) président du pôle SCS

Jean-Pierre Henry, directeur de Thales Alenia Space et président de Telecom Valley est le nouveau président du Pôle SCS (Solution Communicantes Sécurisées). Il a été élu par le Conseil d'administration du pôle après l'assemblée générale de l'association qui s'est déroulée au CICA la semaine dernière. Ce ne fut toutefois pas sans mal. Alors que toutes les questions de l'AG ont pu être traitées en moins d'une heure, il a fallu deux bonnes heures pour que le Conseil d'administration élise son président. Une élection qui s'est par ailleurs faite à l'arrachée.

 

Un débat sur les mérites et inconvénients d'une présidence tournante

 

La question n'était pas, bien entendu, de la qualité du candidat qui se retrouvait face au président sortant Bernard Pruniaux. Mais le directeur général d'Atmel Rousset, qui avait remplacé l'an dernier le sénateur Pierre Laffitte à la tête du pôle, aurait bien volontiers poursuivi son mandat d'un an, soutenu en cela par la puissante industrie microélectronique des Bouches-du-Rhône. Au départ, sous le sceau de l'équité et de l'amitié est-ouest en région PACA, le Pôle SCS s'était entendu sur une formule de présidence tournante. Ce fut un an à l'Est, avec la présidence de Pierre Laffitte puis un an à l'Ouest avec celle de Bernard Pruniaux. Mais côté Bouches-du-Rhône, arguant des nécessités d'une meilleure continuité dans le pilotage du pôle, on souhaitait casser une alternance qui n'aurait été mise en place que pour le lancement du pôle.

 

Une "bonne raison" venait conforter l'ouest: le sénateur Pierre Laffitte avait décliné l'offre qui lui avait été faite de reprendre du service estimant que la présidence du premier pôle français n'était pas compatible avec sa participation dans un commission nationale d'évaluation des pôles de compétitivité. Ce fut donc, pour certains, la surprise de voir surgir une candidature qui n'avait été annoncée qu'une dizaine de jours avant l'assemblée. Le fait que Jean-Pierre Henry soit président de l'association Telecom Valley provoqua également quelques grincements de dents.

 

Un rééquilibrage nécessaire vers les activités logiciel et télécoms

 

Mais, après des débats serrés, c'est lui qui désormais présidera pour deux ans (la nouvelle durée de l'alternance) le pôle SCS, Bernard Pruniaux assurant la vice-présidence. Autant de difficultés d'accouchement que le nouveau président n'a pas souhaité commenter de son côté, parlant juste d'un "débat sur la bonne compréhension et sur l'utilité de l'alternance." Pour Jean-Pierre Henry, le pôle SCS doit maintenant travailler à mettre en oeuvre ses ambitions, à mieux s'ouvrir aux PME (ce sera par ailleurs la question centrale du Forum des pôles de compétitivité, vendredi, au CICA de Sophia), à sortir plus de projets labellisés et surtout à opérer un certain rééquilibrage.

 

Jusqu'à présent, le pôle SCS a surtout joué la carte microélectronique, omniprésente à l'ouest. Jean-Pierre Henry souhaiterait que soient renforcées ses activités logiciel et télécoms, plus présentes sur l'est de la région. Le véritable enjeu par ailleurs de cette petite guerre de succession.

 


Post new comment

  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Lines and paragraphs break automatically.

Plus d'informations sur les options de formatage

Image CAPTCHA
Entrez les caractères (sans espace) affichés dans l'image.
Crédits Indigen
- Copyrights WebTimeMedias 2011