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Sophia à la Loupe : le portrait d'une communauté

Sophipolitaines, Sophipolitains, qui êtes vous ? C'est ce qu'a cherché à cerner la Jeune Chambre Economique d'Antibes Sophia Antipolis à travers l'enquête Sophia à la Loupe dont les résultats seront présentés ce soir à 19 heures au Novotel de Sophia Antipolis (rue Dostoïevski à côté du CERAM Sophia). Quelques 1.300 questionnaires très complets (pas moins de 77 questions) ont été recueillis, analysés. Ils permettent de dresser les traits marquants de cette communauté sophipolitaine encore mal connue. Voici ce que les responsables de la JCE qui se sont répartis le travail d'analyse ont tiré de ces données. Autant de traits qui seront présentés, développés, expliqués et débattus ce soir.

 

Le portrait type du sophipolitain 

 

C’est un homme dans 6 cas sur 10, plutôt jeune (33 % a entre 31 et 35 ans). Dans 3 cas sur 4, il vit en couple avec au moins un enfant.

Seul 1 sur 10 vit à Sophia, 1 sur 3 vit à Antibes.

Il a un niveau d’études élevé (68 % a un bac + 5 minimum) et a fait ses études à Sophia dans 26 % des cas. C’est plutôt un cadre qui travaille à temps plein en CDI, dans une société de plus de 200 employés, dans le secteur des TIC à une fonction informatique.

Depuis 2003, son salaire moyen est en constante augmentation (en 2008, de 30 à 54 K€). Il travaille depuis plus longtemps à Sophia (57 % travaille depuis plus de 5 ans).

 

Sophia et son territoire : le logement

 

Il habite à 60 % en logement collectif et est propriétaire à 65 %. La colocation reste encore un phénomène marginal (3 %).

S’il habite en appartement, c’est plutôt dans un T2 ou T 3 avec un loyer moyen de 960 €.

S’il habite en maison, il est propriétaire à 80 %. Le prix moyen d’achat est de 300 000 €.

S’il a trouvé son logement en moins d’une semaine, c’est à 21 % par le biais de son entreprise.

Il est plutôt satisfait de son logement. Sinon, ses principaux motifs d’insatisfaction sont le prix et la taille.

L’accès à la propriété est proportionnel à :

- son âge (il devient majoritairement propriétaire à partir de la tranche 30-35 ans),

- ses revenus (à partir de 42 000 € de revenus annuels bruts),

- sa situation professionnelle (plutôt en CDI),

- la durée de sa présence à Sophia (5 ans et +).

 

Les déplacements

 

Malgré le développement de modes alternatifs comme le covoiturage et les transports en commun, l’utilisation de la voiture reste son mode de déplacement principal. Le vélo est un mode en émergence.

Alors qu’il a réussi à diminuer son temps de déplacement entre 2003 et 2005, il a subi la tendance inverse entre 2005 et 2008. Celle-ci peut s’expliquer soit par une dégradation des temps de transport, soit par une migration vers des zones d’habitation plus lointaines.

Les modes de déplacement les plus lents et les moins appréciés sont les transports en commun et le covoiturage. La durée est le principal critère d’appréciation dans le choix du mode de transport.

Son budget moyen est 140 € par mois pour la voiture et 80 € pour les transports en commun. Au-delà de 100 €, le prix n’a plus d’impact sur le choix du mode de transport.

 

La vie scolaire et sociale

 

Entre 65 et 95 % des enfants sont scolarisés sur leur lieu de résidence, donc la voiture reste le mode de transport principal. La moitié n’a jamais utilisé de mode de transport alternatif à la voiture.

Il attend principalement des services complémentaires de garderie notamment au niveau des horaires, des transports collectifs et des centres de loisirs.

Au niveau de la vie sociale, 1 sur 3, surtout si c’est une femme, n’a aucune activité extra professionnelle. Les Jeux de Sophia restent la principale activité de la technopole. Les femmes sont plus tournées vers les activités culturelles et les hommes vers les activités sportives (Jeux de Sophia) et les conférences.

Les nouveaux services attendus confirment les demandes des enquêtes précédentes, soit une piscine pour 58 %, les transports collectifs pour 47 % et un cinéma pour 33 %.

Il sort 2 fois par semaine.

 

Le sophipolitain dans son entreprise :

 

En 2008, il a une chance sur 2 d’être stressé. Entre 2005 et 2008, son niveau de stress a augmenté.

S’il est stressé :

- il a entre 30 et 40 ans

- son salaire est compris entre 42 et 54 K€

- il vit à Antibes ou Mougins

- il est en couple avec 1 enfant

- il a un niveau d’études au moins égal à Bac + 5

- il a une ancienneté inférieure à 5 ans.

Son niveau de motivation a fortement augmenté de 28 % depuis 2005.

Il est globalement satisfait de l’ambiance dans son entreprise.

Il reste confiant dans l’avenir de son entreprise et de son secteur d’activité alors qu’il perçoit une décroissance de l’activité de Sophia Antipolis.

 

Sophia Antipolis, son image auprès des actifs

 

Il connaît plutôt mal l’histoire et les acteurs institutionnels de la technopole. Il fait notamment la confusion entre la CASA et le SYMISA qui gère le site.

61 % souhaiterait tout de même avoir plus d’informations sur Sophia. Aurait-il alors un sentiment d’appartenance à Sophia plus grand ? Et ferait-il alors plus spontanément la promotion du site ?

Le sentiment de fierté à travailler sur Sophia est certain et il a tendance à augmenter avec la durée de travail sur Sophia et le souhait de s’installer durablement sur Sophia.

Au plan professionnel, la marque de Sophia Antipolis est unanimement reconnue. On peut se demander si au plan personnel, être sophipolitain deviendra une véritable identité.

 


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